Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Publié le 21/02/2020 à 14:57

Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Publié le 21/02/2020 à 14:57

Par AFP

(Photo: 123RF)

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire : la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l’aventure.

« Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures », a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. « Nous sommes très contents de faire partie de l’association Libra ».

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d’entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté. 

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d’autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

« Nous sommes très fiers d’accueillir Shopify », a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l’association Libra. « Avec plus d’un million d’entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d’expertise au projet Libra ».

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d’acheter des biens ou d’envoyer de l’argent aussi facilement qu’un message instantané, de n’importe quel endroit.

« Shopify rejoint un groupe actif de membres de l’association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d’utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes », a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d’autres, s’inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d’internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les États et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté : ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l’automne, Facebook tente d’amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d’avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

« L’objectif de la Libra c’est d’abord de construire un système de paiement mondial, plus qu’une monnaie », avait-il insisté lors d’une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait « échoué dans sa forme actuelle ».

 


image

Objectif Nord

Mardi 07 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

Sur le même sujet

Commerçants, voici comment la vidéo en direct propulsera vos ventes en ligne

03/02/2020 | Alain McKenna

BLOGUE. Cette tendance émergente du magasinage en ligne est déjà bien implantée en Asie, et Montréal pourrait en profite

Quatre détaillants à mettre sur son radar en 2020

Édition du 22 Janvier 2020 | Dominique Beauchamp

OÙ INVESTIR EN 2020. Quatre détaillants retiennent l’attention en ce début d’année.

À la une

Bourse: Wall Street termine en hausse, entraînée par le pétrole

Mis à jour à 16:48 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Les prix des barils de pétrole qui ont enregistré la plus forte hausse de leur histoire.

Titres en action: Ford, Softbank, Boeing, Lufthansa

Mis à jour à 11:59 | AFP

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

Trump enflamme les cours du pétrole en annonçant des coupes

11:26 | AFP

Donald Trump a dit s'attendre à une réduction «d'environ 10 millions de barils» par jour.