Environnement: des signaux qui font mentir (encore une fois) Donald Trump

Publié le 09/06/2017 à 10:01

Environnement: des signaux qui font mentir (encore une fois) Donald Trump

Publié le 09/06/2017 à 10:01

Par Marie-Pier Frappier

INFOGRAPHIE. Donald Trump a une nouvelle fois ébranlé la planète en annonçant la sortie des États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, un texte historique signé fin 2015 par 194 autres pays. Voici quelques chiffres pour faire mentir le climatosceptique revendiqué qui dit «représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris»:

Les signaux sont au rouge pour notre planète. En effet, 2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880, marquant le troisième record annuel consécutif de chaleur, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

La concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est aussi passée, en 2015, à 400 parties par million (ppm), relève l’Organisation météorologique mondiale. Le taux de CO2 a donc augmenté de 144 % depuis l’époque préindustrielle. Doit-on rappeler ici que les États-Unis sont le deuxième plus gros émetteur mondial de carbone derrière la Chine?

D'autres chiffres Monsieur Trump? Le réchauffement climatique affecte près de 19% des 8688 espèces menacées dans le monde, alors que les glaciers de type alpin fondent pour une 36e année consécutive.

Les océans continuent ainsi de monter de 3,3 mm par an, une hausse de 25 à 30% plus rapide entre 2004 et 2015 par rapport à 1993 à 2004. Pour exemple, la Grande barrière de corail, en Australie, a subi son pire épisode de blanchissement pour une deuxième année. Selon des experts, les coraux touchés sont condamnés. Rappelons à Monsieur Trump que la Grande barrière est considérée comme la plus grande structure vivante sur Terre…

«Great again»

L'annonce du retrait des États-Unis a déclenché une vague de condamnations sur la scène internationale. Le président français, Emmanuel Macron, a su profiter du moment en paraphrasant le slogan de Donald Trump en soulignant la responsabilité commune de tous les pays de se pencher sur les enjeux climatiques mondiaux : «Make our planet great again.»

De l'autre côté de l'Atlantique, les Américains sont divisés sur l'annonce de leur 45e président: près d’un Américain sur deux (49 %) désapprouve la décision de Donald Trump et 38 % estiment qu’il a eu raison de prendre cette initiative.

En début de semaine, une déclaration de plus de 1000 organisations américaines qui s'engagent à respecter les objectifs de l'Accord de Paris a été remise au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ce pied-de-nez au président Trump est formé de signataires comme les États de New York et de Californie, neuf gouverneurs, des centaines de villes et d'entreprises comme Apple, Google et Nike, des PME et des universités.

Rappelons que l'objectif des États-Unis, fixé par l'administration de Barack Obama, était une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

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