Construction: Marois espère un retour au travail en début de semaine

Publié le 20/06/2013 à 14:42

Construction: Marois espère un retour au travail en début de semaine

Publié le 20/06/2013 à 14:42

Par La Presse Canadienne

La première ministre Pauline Marois a esquissé jeudi un ultimatum aux parties impliquées dans le conflit qui paralyse le secteur de la construction.

Sans préciser combien de temps le gouvernement est prêt à donner aux syndicats et patrons avant le recours à une loi spéciale, Mme Marois a cependant déclaré qu'elle s'attend à un retour au travail en début de semaine prochaine.

"Je ne veux pas me mettre de délai mais je peux vous dire qu'on ne va pas accepter que la situation dure longtemps", a-t-elle dit lors d'une entrevue à une station de radio montréalaise.

Mme Marois a invité les parties syndicale et patronale à s'entendre rapidement, d'ici "quelques jours". La première ministre a rappelé que son gouvernement souhaite un règlement du conflit sans qu'il doive recourir à une loi spéciale.

Les représentants des groupes syndicaux et patronaux rencontrent jeudi la ministre du Travail, Agnès Maltais.

Mme Marois a affirmé, sur les ondes de la station 98,5 FM, que Mme Maltais pressera les parties de s'entendre rapidement.

"Agnès Maltais, la ministre du Travail, les rencontre ce matin et leur demande expressément de revenir à la table de négociations et de négocier avec diligence pour qu'au début de la semaine prochaine on puisse les voir retourner au travail et qu'on ait une entente", a-t-elle dit.

Selon Mme Marois, les parties sont près d'une entente même si "deux ou trois éléments majeurs" doivent encore être réglés.

La première ministre s'est montrée disposée à s'impliquer elle aussi dans le dossier si aucun progrès n'est constaté prochainement.

Les 175 000 travailleurs de tous les secteurs de la construction sont en grève depuis lundi et tous les chantiers sont paralysés à travers le Québec.

À Québec, en se rendant à la rencontre avec Mme Maltais, le président du Conseil provincial (International), Gérard Cyr, a indiqué qu'il souhaite éviter une loi spéciale qui forcerait le retour au travail.

"Je crois que c'est sérieux, j'espère qu'on n'en arrivera pas là, a dit le syndicaliste. Une loi spéciale ça ne fait pas l'affaire de personne, ni à la partie syndicale, ni à la partie patronale et bien souvent les travailleurs y perdent aussi."

M. Cyr a affirmé que les syndicats ont déjà accepté beaucoup de concessions lors des négociations.

"On a déjà concédé pas mal", a-t-il dit.

Le Conseil provincial est l'un des cinq syndicats regroupés sous la bannière de l'Alliance syndicale, qui sont conviés jeudi après-midi à une rencontre avec Mme Maltais.

Ils ont été précédés en matinée par les représentants des quatre associations patronales.

"On est en mode solution", a dit Jean Pouliot de l'Association de la construction du Québec (ACQ) avant de se rendre au rendez-vous fixé par la ministre.

Au terme de la rencontre, une heure plus tard, Michel Giroux, président de l'Association des constructeurs de routes et de grands travaux (ACRGTQ), a expliqué qu'ils réservaient leurs commentaires.

"On n'émettra aucun commentaire par respect pour la rencontre qui aura lieu cet après-midi entre Mme Maltais et les gens de l'Alliance syndicale", a-t-il dit.

Ces entretiens ont pour but de relancer les discussions et de "tirer certaines choses au clair sur les sujets de négociation", a expliqué la ministre du Travail, jeudi, au moment de convoquer les parties.

Le porte-parole de l'Alliance syndicale, Yves Ouellet, affichait un optimisme modéré jeudi en prévision de la rencontre. La partie syndicale va se présenter "avec toute la bonne foi possible" pour dénouer l'impasse, a-t-il assuré.

Les points en litige touchent les horaires de travail, les salaires et la mobilité de la main-d'oeuvre.

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