Party de bureau : un coup dur pour les hôtels

Publié le 26/11/2009 à 08:03

Party de bureau : un coup dur pour les hôtels

Publié le 26/11/2009 à 08:03

Par Martin Jolicoeur

Moins de partys... moins de clients et de revenus pour les hotels. Photo : Bloomberg

Déjà malmenés par une économie chancelante, des bas tarifs et des taux d’occupation peu encourageants, les hôteliers sont parmi les principales victimes de la réduction des partys de bureau pendant l’actuelle période des fêtes.

PLUS : Noël : les partys de bureau sont en forte baisse cette année

Selon les estimations recueillies parmi chez les organisateurs d’événements, le nombre de partys de bureau seront en baisse d’environ 20% et les budgets consacrés aux événements restants ont aisément chuté de 20% à 35%.

Directeur général de l’Association des hôtels du grand Montréal (AHGM), William Brown, soutient ne pas disposer de statistiques officielles à ce sujet, mais que compte tenu de la situation de l’économie, certains des hôtels les plus actifs en cette période de l’année pourraient s’en ressentir.

Une situation que confirme Raymond Larrivée, vice-président de l’exploitation des hôtels Delta pour la province du Québec. À son avis, le nombre d’événements est sensible le même, mais il constate une légère décroissance dans leur ampleur des événements organisés, principalement pour cause de diminution d’effectifs.

Un mois habiuellement très fort

En conséquence, explique-t-il, les montants dépensés pour chaque événement diminuent selon les cas de 5% à 10% par rapport à l’année dernière. Une situation dérangeante, en particulier dans un mois comme décembre, traditionnellement parmi les moins achalandés de l’année.

C’est ainsi qu’au centre-ville de Montréal, les partys de Noël peuvent constituer jusqu’à 40% des revenus de certains hôtels. «Une diminution de la performance d’un établissement hôtelier pendant ce mois peut faire la différence, entre des résultats positifs et négatifs», soutient Peter Gaudet, vice-président de Horwath Consultant, un consultant en gestion hôtelière.

Les marges bénéficiaires de ces événements sont moins importantes (environ la moitié) que la simple location de chambres, mais ils demeurent importants compte tenu surtout du moment de l’année où ils surviennent. «Ça permet de renflouer les coffres, poursuit-il, à une période où l’argent se fait rare.»

Particulièrement en cette période où nombre de réunions d’affaires et congrès ont été annulés. À Las Vegas, l’achalandage des hôtels en provenance des réunions et congrès d’affaires a chuté de plus de 50%.

Quatre étoiles au lieu de cinq...

Selon Peter Gaudet, ce sont les centres de villégiatures et hôtels de luxe qui sont les plus frappés. Bien souvent, une entreprise maintient son party de Noël, mais au lieu de le faire dans un hôtel cinq étoiles, comme un Ritz Carlton, l’Intercontinental ou un Sofitel, elle se rabattra sur un hôtel de gamme inférieure, comme un quatre étoiles par exemple (Sheraton, Hilton, Radisson).

Une observation que rejoint celle du grand patron de Delta au Québec, selon qui, à la faveur du ralentissement économique, plusieurs entreprises ont préféré organiser de plus petits événements, séparés par équipes ou unités d’affaires.

Au lieu de grandes salles de banquets, les restaurants d’hôtels comme le Tour de ville, un restaurant «tournant» au centre-ville de Montréal, ou le Chez Antoine, un restaurant de 225 personnes, également des hôtels Delta, trouvent preneurs chez des entreprises qui les louent en tout ou en partie pour un party de Noël à l’intention de leurs employés.

Faudrait-il alors parler de transfert, de l’industrie hôtelière à celui de la restauration ? C’est là un pas que l’Association des restaurateurs du Québec n’est pas prête à assumer. «Si la tendance en ce sens avait été si importante, dit son vice-président François Meunier, nous l’aurions senti. Or, je ne peux malheureusement encore vous le confirmer.»

 


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