Uranium: « Québec n'a aucune raison de refuser», dit le pdg de Strateco

Publié le 18/10/2012 à 12:27, mis à jour le 18/10/2012 à 17:06

Uranium: « Québec n'a aucune raison de refuser», dit le pdg de Strateco

Publié le 18/10/2012 à 12:27, mis à jour le 18/10/2012 à 17:06

Par Suzanne Dansereau

Photo:Bloomberg

Maintenant que la Commission de sûreté nucléaire du Canada vient d’émettre une licence permettant à la minière Ressources Strateco de faire l’exploration souterraine d’uranium sur le territoire conventionné de la Baie-James, le président de l’entreprise Guy Hébert estime que Québec «n’a plus de raison de dire non à notre projet».

«La loi est de notre côté, toutes les recommandations nous sont favorables, la première ministre Marois n’est pas contre, le député local non plus » a déclaré M. Hébert dans une entrevue téléphonique à LesAffaires.com.

Qui plus est, M. Hébert a affirmé connaître la décision du comité d’examen de l’administrateur de la convention de la Baie-James (COMEX) - décision transmise au sous-ministre de l’Environnement en août 2011, mais qui n’a jamais été rendue publique.

« Nous avons vu cette décision et elle était unanimement favorable à notre projet», a précisé M. Hébert. Unanime? «Cela inclut les examinateurs cris siégeant sur le comité», répond-il.

Guy Hébert s’est dit «très satisfait» du feu vert donné le mercredi 17 octobre par la CSNC. Il entend maintenant rencontrer le ministre de l’Environnement et du développement durable Daniel Breton, de même que son homologue des Ressources naturelles afin d’obtenir la dernière autorisation manquante: un certificat d’autorisation. Ce certificat doit être émis par le sous-ministre de l’Environnement à la suite du rapport du COMEX. Mais en mars 2012, le sous-ministre a décidé d’attendre la publication du rapport de la Commission de sûreté nucléaire, rendu public le 17 octobre.

La balle revient donc dans le camp du ministre de l’Environnement du Québec. Or, ce dernier a indiqué jeudi matin à l’Assemblée nationale qu’il entendait demander au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de déclencher des audiences génériques sur le dossier de l’uranium. Il n’a pas donné d’autres précisions.

Sauf que le BAPE n’a pas juridiction sur le territoire conventionné de la Baie James. Le processus est celui du COMEX qui fait une recommandation à l’administrateur de la convention, c’est-à-dire le sous-ministre à l’Environnement.

La première ministre Pauline Marois, en campagne électorale, s’était dite opposée aux projets d’uranium près des communautés, mais avait estimé que le projet Matoush de Strateco était suffisamment éloigné de la communauté crie de Mistissini. (Le projet est à plus 250 kilomètres).

Les Cris, quant à eux, s’opposent au projet et réclament un moratoire permanent sur l’uranium dans l’ensemble du territoire. Le grand chef du Grand conseil des cris, Matthew Coon Come s’est dit «non surpris», mais «déçu» de la décision de la CSNC. La Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont des moratoires sur l’uranium, mais Terre-Neuve vient de lever le sien.

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