Mines: nous pouvons être encore plus attrayant, dit Pierre Arcand

Publié le 26/09/2017 à 15:30, mis à jour le 09/02/2018 à 14:39

Mines: nous pouvons être encore plus attrayant, dit Pierre Arcand

Publié le 26/09/2017 à 15:30, mis à jour le 09/02/2018 à 14:39

Par François Normand

Même si le Québec est l’une des régions les plus attrayantes au monde pour l’investissement minier, l’État québécois peut néanmoins faire mieux, affirme le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Ce texte vous est offert par Les Affaires Pro, nouvel outil de veille sectorielle en continu et centre d'intelligence d'affaires pour le secteur minier.

En marge de la 12e édition de la conférence Objectif Nord organisée par les Événements Les Affaires, Pierre Arcand s’est prononcé sur cet enjeu et d’autres enjeux clés pour l’industrie québécoise.

Les Affaires - En termes d’attractivité, le Québec arrive au sixième rang mondial après la Saskatchewan, Manitoba, l’Australie, le Nevada et la Finlande, selon l’Institut Fraser (Survey of mining companies 2016). L’Investment Attractive Index de l’Institut Fraser mesure la compétitivité fiscale, le risque politique, l’incertitude et la stabilité des régimes miniers. Que compte faire votre gouvernement afin d’améliorer le positionnement du Québec dans ce classement, avec des exemples concrets ?

Pierre Arcand - D’abord je dois vous dire que je suis extrêmement satisfait des résultats de ce sondage qui place le Québec en 6e position sur un total de 104 régions à l’échelle internationale. Le Québec a fait un bond de 12 positions par rapport à 2013. Il s’agit d’une amélioration significative. Mais vous avez raison, nous pouvons toujours faire mieux.

Dans le sondage de l’Institut Fraser, le classement des États est basé sur les résultats obtenus d’une quinzaine d’éléments évalués, dont les connaissances géoscientifiques, le système légal et la duplication administrative. Nous procédons à l’analyse des résultats pour chacun de ces éléments et c’est grâce à cela que nous pouvons orienter les actions du ministère dans le but de faciliter les investissements.

La vision stratégique du développement minier comprend également plusieurs actions qui visent à améliorer l'environnement d'affaires et stimuler les investissements.

Par exemple, intensifier l'acquisition de connaissances géoscientifiques, réduire les formalités administratives et les délais d’obtention des claims, accélérer le traitement des autorisations requises pour démarrer un projet minier sont des actions parmi plusieurs autres qui favorisent l'attractivité des investissements.

En somme, je peux vous dire que nous travaillons chaque jour afin de proposer des pistes d’action pour permettre à l’activité minière de prendre un nouvel essor et consolider la place du Québec parmi les chefs de file du développement minier responsable.

LA - Quels sont les principaux projets miniers à surveiller au Québec au cours des trois prochaines années ?

P.A. - Plusieurs projets sont actuellement à différentes étapes de développement sur le territoire québécois. À court et moyen termes, il faut surveiller notamment : le projet d’expansion de Glencore pour Raglan, le projet du Lac Guéret de Mason Graphite, la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec ainsi que le projet Whabouchi de Nemaska Lithium.

À plus long terme, nous avons de bons échos du projet de l’entreprise BlackRock, du projet Horne 5 de Falco et du projet de mine d’Or d’Osisko, le projet Windfall. Nickel, fer, graphite, lithium, or…

Comme vous le voyez, l’activité minière québécoise se porte bien, et je peux vous assurer que notre gouvernement va continuer de travailler en collaboration avec les entreprises pour développer des projets, dans le respect des communautés et au bénéfice des Québécois.

LA - La région située autour du dépôt de métaux communs Coulon (cuivre, argent, zinc), propriété d'Osisko, a le potentiel de devenir un jour un camp minier. Ce projet est accessible toute l’année par la route Transtaïga. Par contre, l'accès à un aéroport d'Hydro-Québec, non loin, est un autre enjeu pour Osisko. La Société du Plan Nord a des discussions exploratoires avec Hydro-Québec afin de voir comment faire en sorte que cet aéroport ait une utilité plus multiusager. Y a-t-il du nouveau à ce sujet ?

P.A. - Je peux vous assurer que les discussions entre la SPN et Hydro-Québec par rapport à la desserte aérienne près de Coulon vont bon train. Les deux organisations continuent leurs échanges afin d’identifier notamment la meilleure réponse à la demande dans ce secteur tout en s’assurant qu’Hydro-Québec obtiendra le même niveau de service qu’elle bénéficie présentement afin de poursuivre l’opération de ses installations de façon optimale et sécuritaire.

LA - Dans la fosse du Labrador, les infrastructures représentent aussi un enjeu majeur, car on doit sortir le minerai de fer de la région par train. Actuellement, un chemin de fer relie Sept-Îles à Schefferville. Il faudra le prolonger pour rejoindre une éventuelle mine de fer au Lac Otelnuk, à 170 kilomètres au nord de Schefferville. Votre gouvernement a-t-il l’intention d’investir dans le prolongement du chemin de fer ?

P.A. - Bien que pour le moment, la demande ne justifie pas un prolongement du chemin de fer au nord de Schefferville, celui-ci fait partie d'un des éventuels projets de développement à long terme sur le territoire du Plan Nord. Des études préparatoires technique et économique seront nécessaires avant de justifier une telle construction et de choisir le modèle d'affaires d'exploitation privilégié.

Soulignons toutefois qu’il y a eu au cours des trois dernières années des développements très intéressants au niveau du fer dans le corridor Sept-Îles-Schefferville (y compris du côté du Labrador). On peut penser notamment à la relance de la mine du lac Bloom par Minerai de fer Québec ou encore au projet DSO de Tata Steel Minerals Canada à Schefferville. Cela nous permet d’anticiper un volume de 14,5 millions de tonnes aux installations de la Société ferroviaire et portuaire de la Pointe-Noire (SFPPN) en 2019-2020, alors que le tonnage pour cette année devrait s’élever à 1 million de tonnes.

 

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