Le pétrole piétine, toujours pas d'accord au sommet OPEP+

Publié le 02/07/2021 à 16:32

Le pétrole piétine, toujours pas d'accord au sommet OPEP+

Publié le 02/07/2021 à 16:32

Par AFP
Des barils de pétrole.

L'organisation et ses alliés, qui avaient massivement réduit leur production en 2020 avec la pandémie de coronavirus, se situent encore loin de leurs niveaux de 2019. (Photo: 123RF)

Les prix du pétrole ont clôturé en ordre dispersé vendredi, toujours proches des plus hauts enregistrés jeudi mais sans direction claire dans l'attente d'une conclusion du sommet de l'Opep+ qui doit décider d'un relèvement de la production d'or noir.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 76,17 dollars à Londres, en hausse de 0,4% ou 33 cents par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril de WTI pour le mois d'août a lui lâché 0,1% ou 7 cents à 75,16 dollars. 

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, avec lesquels ils forment l'OPEP+, étaient en passe de trouver un accord jeudi quand les Emirats arabes unis ont bloqué les pourparlers.

Abou Dhabi souhaiterait que son volume de production de référence soit relevé, ce qui lui permettrait d'augmenter davantage, en volume, sa production que ne le prévoit le projet d'accord, selon plusieurs analystes.

Les discussions se sont poursuivies vendredi, mais à l'heure de la clôture (14H30), la vingtaine de pays réunis pour le sommet n'étaient pas parvenus à s'entendre. 

L'organisation et ses alliés, qui avaient massivement réduit leur production en 2020 avec la pandémie de coronavirus, se situent encore loin de leurs niveaux de 2019.

La plupart des membres souhaitent profiter de l'accélération économique de plusieurs pays, en premier lieu les États-Unis, pour relever progressivement leur production, sans inonder pour autant le marché afin que les prix se maintiennent. 

L'anticipation d'une poursuite de cette stratégie a permis aux cours du brut d'atteindre jeudi leurs plus haut niveau depuis octobre 2018.

«Si les Emirats arabes unis sont autorisés à changer de base de référence, d'autres membres pourraient protester», a prévenu, dans une note, Louise Dickson, du cabinet Rystad Energy. «En même temps, l'approbation des Emirats est nécessaire pour définir une politique commune pour le reste de l'année, à laquelle tout le monde pourrait adhérer.»

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