Redévelopper Burlington avec 200 M$ US et des post-its

Offert par Les Affaires


Édition du 30 Mai 2015

Redévelopper Burlington avec 200 M$ US et des post-its

Offert par Les Affaires


Édition du 30 Mai 2015

Par Matthieu Charest

La rue Church, au début de mai.

Au moment où le promoteur immobilier Carbonleo présente son projet Royalmount, à Ville Mont-Royal, et qu'on promet la tenue de deux consultations publiques, un promoteur immobilier place l'acceptabilité sociale et la participation citoyenne au coeur d'un important investissement de 200 millions de dollars américains au centre-ville de Burlington, au Vermont. Les Affaires a visité la métropole miniature d'un tout petit État enclavé, qui recèle de grandes leçons de développement immobilier.


À lire aussi:
La petite histoire d'un grand projet


À deux heures de route au sud de Montréal, sur les rives américaines du lac Champlain, se dresse Burlington, la métropole du Vermont (210 000 habitants dans toute l'agglomération). Lors de notre visite, au début de mai, la rue principale, Church Street, est particulièrement animée. Des musiciens divertissent les passants, les terrasses sont remplies, et les gens entrent et sortent des petits commerces situés des deux côtés de la rue piétonne.


Seule ombre au tableau : le centre commercial, dont l'une des façades donne sur la rue Church. Le bâtiment, situé entre la rue piétonne et le lac Champlain, à l'architecture désuète, est négligé. La dissonance entre le mail et le reste de la rue est frappante. À l'intérieur, c'est encore pire. Les lieux sont déserts, la lumière extérieure ne pénètre à peu près pas et, à vue de nez, la moitié des espaces sont inoccupés.


«En ce moment, on dirait une cave !» nous lance Mike Hassenberg, propriétaire de la boutique de meubles Green Life, située à deux coins de rue. «Beaucoup de gens ne savent même pas qu'il y a un centre commercial là, soupire-t-il. La boutique Gap, par exemple, a déménagé récemment, parce qu'il n'y avait pas assez de clients. Les gens ne la voyaient tout simplement pas. Depuis que le L.L. Bean est ouvert, par contre, il y a plus de visiteurs.»


Inaugurée en octobre 2014, cette boutique de plein air à grande surface a pu profiter de locaux aménagés par les nouveaux propriétaires du centre commercial, Devonwood Investors, qui y ont investi trois millions de dollars américains. Son design attire le regard, et on accède au magasin autant du centre commercial que de l'extérieur.


«L.L. Bean attire beaucoup de visiteurs, constate la jeune femme au comptoir du Crow Bookshop, une boutique de livres d'occasion en face du centre commercial. Cette année, il y avait pas mal plus de monde au centre-ville pour faire les achats des fêtes.»


Une ouverture de magasin qui a toutes les allures d'un ballon d'essai. Et maintenant, c'est au reste du centre que le propriétaire veut s'attaquer.


«Ils n'ont pas le choix, nous explique Joel Baird, journaliste du Burlington Free Press qui s'est penché sur le dossier. Ils n'attirent pas assez de locataires. Cependant, le projet n'est pas encore une affaire conclue [done deal]. Il y a encore des négociations en cours avec la Ville, pour le zonage ou les hauteurs à respecter, par exemple. Mais jusqu'à présent, le processus s'est très bien déroulé.»


«Ce projet démontre comment les partenariats public-privé peuvent servir à renforcer le centre-ville, a plaidé Peter Shumlin, gouverneur de l'État, lors de l'annonce du projet en novembre 2014. Burlington est déjà un modèle pour démontrer comment le développement de son centre peut stimuler la création d'emplois, la croissance économique et l'engagement de la communauté.»


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