Élections : «Pas touche aux services», promettent les principaux partis

Publié le 14/03/2014 à 16:41

Élections : «Pas touche aux services», promettent les principaux partis

Publié le 14/03/2014 à 16:41

Par Stéphane Rolland

Photo:Bloomberg

Malgré leurs vues différentes, les candidats économiques de trois principaux partis ont tous promis de ne pas toucher au panier de services même s’ils veulent s’attaquer à la croissance des dépenses de l’État, lors d’un débat économique tenu vendredi à Montréal.


Le Québec vit selon ses moyens malgré le déficit de 2,5 G$ qui est prévu pour l’exercice en cours, assure Nicolas Marceau, ministre sortant des Finances. «Nous avons les moyens de nos choix. Je n’en ai aucun doute », a répondu le candidat du Parti québécois (PQ) à une question du journaliste Bernard Derome, qui animait le débat organisé par deux chambres de commerce.


M. Marceau a vanté le « contrôle des dépenses » qu’aurait exercé son gouvernement. Cet effort de contrôle permettra d’offrir les mêmes services à moindre coût. Il a donné l’exemple de l’Ontario où les services de santé sont moins coûteux par habitant « sans que ça soit l’hécatombe ». 


Les Québécois ont choisi de s’offrir de plus généreux programmes et services sociaux, constate Martin Coiteux, candidat du Parti libéral du Québec (PLQ). Il ne remet pas en question ce choix collectif. La croissance économique doit cependant être au rendez-vous.


Il a accusé le gouvernement Marois d’avoir saboté la croissance économique. Il a rappelé l’engagement des libéraux à « réduire la bureaucratie » en santé et en éducation. « On ne pourra pas payer les services si on ne ramène pas la croissance, explique-t-il. La croissance économique est presque à zéro et ça se ressent sur les recettes du gouvernement. » 


Christian Dubé, candidat de la CAQ, est le seul à avoir déclaré que le Québec vivait « définitivement » au-dessus de ses moyens. Il a tout de même promis de ne pas toucher aux paniers de services. L’équilibre budgétaire se fera en réduisant la bureaucratie et en supprimant certains crédits d’impôt offerts aux entreprises, selon la recette caquiste.


Référendum


Martin Coiteux a profité de la tribune pour dire que le PQ ne parviendrait pas à soutenir la croissance économique s’il engage le Québec dans un troisième débat référendaire. Les questions identitaires soulevées par le parti souverainiste diviseront les Québécois et entraîneront l’exil de talents, s’inquiète-t-il. « Lorsqu’on dit que nous voulons parler des vraies affaires, nous parlons d’un plan de redémarrage pour l’économie du Québec. »


En point de presse, Nicolas Marceau a dit que sa chef Pauline Marois avait promis de ne « pas bousculer les Québécois ». Le Québec a les moyens de devenir indépendant, a-t-il assuré. « Si le Québec était un pays, nous serions au 27e rang sur 235 pays en ce qui concerne le PIB par habitant. Nous serions dans le top 12%. C’est dans le club des pays riches. »


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