Entrevue avec le pdg de GE International: la crise a tout changé

Publié le 11/06/2010 à 09:06

Entrevue avec le pdg de GE International: la crise a tout changé

Publié le 11/06/2010 à 09:06

Par Diane Bérard

Photo: lesaffaires.com

En entrevue exclusive avec notre journaliste et chroniqueur Diane Bérard, le président et chef de la direction de GE International, Fernando Becalli, explique pourquoi un retour à l’économie pré-crise est une utopie.

Celui qui est responsable de la croissance de GE dans tous les marchés du monde, sauf les États-Unis, met les gens d’affaires en garde contre l’illusion d’un éventuel retour à la normale. Il ne faut rien espérer de ce côté. Ceci est la nouvelle réalité du monde des affaires.

Pour ce qui est de la zone euro, Fernando Becalli, un ingénieur de formation qui oeuvre chez GE depuis 35 ans, se montre plutôt critique. S’il est convaincu que celle-ci n’éclatera pas, il déplore toutefois son manque de cohésion et le fait que chaque décision soit le résultat d’un compromis bancal.

Il constate que là où les États-Unis ont concocté un plan de relance quelques semaines après le déclenchement de la crise, les pays de la zone euro viennent tout juste de dévoiler les leurs.

Plusieurs voyages autour du monde ont convaincu le no2 de GE qu’il est temps de cesser de qualifier la Chine de «pays émergent», pour appuyer ses propos il cite le gouffre qu’il constate entre la modernité de l’aéroport de Beijing et le côté vétuste de ceux de New York.

Le dirigeant évoque aussi l’urgence de reconstruire un secteur manufacturier dans les économies matures. Le secteur des services ne crée pas de richesse, rappelle-t-il, il n’est que le lubrifiant qui fait rouler l’économie.

Seules les exportations à valeur ajoutée créent la vraie richesse. De plus, ce dirigeant aborde le nouveau rôle du gouvernement dans l’économie. Alors que l’univers des affaires et celui du gouvernement ont longtemps fonctionné de manière plus ou moins parallèle, ce n’est plus le cas.

La crise a propulsé le gouvernement au premier plan, faisant de lui le principal client de nombreuses entreprises. Sans compter l’accroissement de la réglementation. Cette influence va rester, croit Fernando Becalli, les entreprises doivent donc apprendre l’art des relations gouvernementales.


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