Les exportateurs de vin français poussent pour une ratification rapide du CETA

Publié le 05/09/2019 à 09:29

Les exportateurs de vin français poussent pour une ratification rapide du CETA

Publié le 05/09/2019 à 09:29

Par AFP

(Photo: 123RF)

La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a publiquement salué jeudi le « réel bénéfice » issu de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, l'Accord économique et commercial global, espérant que le Parlement français « valide définitivement cet accord, afin qu’il puisse être rapidement ratifié ».

Alors qu’il est vivement contesté par d’autres secteurs agricoles européens comme celui de l’élevage en France et en Irlande, ainsi que par des associations liées à la défense de l’environnement comme Greenpeace ou l’institut Veblen, ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada, entré en vigueur le 21 septembre 2017, a supprimé les droits de douane sur 98 % des produits échangés entre les deux zones.

Pour les vins et spiritueux français, la progression des exportations vers le Canada s’est élevée à 4 % en volume et 6 % en valeur entre octobre 2017 et juin 2019, indique la FEVS dans un communiqué diffusé parallèlement aux chiffres d’exportations du secteur sur les six premiers mois de l’année.

« Cela confirme l’intérêt de cet accord pour les entreprises exportatrices de vins et spiritueux » et pour les filières agricoles dont elles valorisent les productions, « en particulier la filière vitivinicole », a estimé la Fédération.

« Concrètement, nous exportons plus de 5 millions de bouteilles supplémentaires et réalisons un supplément de chiffre d’affaires d’environ 40 millions d’euros », a indiqué le président de la FEVS Antoine Leccia dans le communiqué, en « espérant que le Parlement français valide définitivement cet accord afin qu’il puisse être rapidement ratifié ».

Outre le vin, le secteur laitier et des fromages tire aussi bénéfice du Ceta.

Néanmoins, le feu vert à sa ratification le 23 juillet par l’Assemblée nationale a suscité la colère des principaux syndicats agricoles français qui ont dénoncé la « disparition » de tout un pan de l’agriculture française, l’élevage, et plus largement des normes de qualité de production européennes.

Aucune date n’a encore été fixée pour un examen du texte par le Sénat français.

Durant l’été, de nombreux élus ont été interpellés, et des permanences de députés La République en marche (LREM) dégradées, par des manifestants, dont certains agriculteurs, opposés à la ratification définitive du CETA.

L’accord, approuvé par le Parlement européen en février 2017, doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe.

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