Bombardier: la classe politique réagit

Publié le 08/11/2018 à 12:27

Bombardier: la classe politique réagit

Publié le 08/11/2018 à 12:27

Par La Presse Canadienne

Le gouvernement Legault doit rapidement poser des gestes concrets afin de soutenir les travailleurs de Bombardier et garder leur expertise au Québec, a prévenu jeudi la porte-parole libérale en économie, Dominique Anglade.

La multinationale québécoise a annoncé jeudi qu’elle a l’intention de sabrer 5000 emplois dans le monde, dont environ 2500 au Québec, en plus de se départir d’actifs, dont le programme d’avion turbopropulsé Q400.

« Les gens qui perdent leur emploi ont une expertise qu’ils ont développée au fil du temps, et il va falloir qu’on soit capable de maintenir cette expertise-là au Québec », a-t-elle déclaré.

« De quelle manière ? C’est ça qu’il faut regarder présentement. Est-ce que c’est avec d’autres entreprises, en s’essayant avec des projets d’innovation, il faut sortir des sentiers battus. »

Le gouvernement caquiste a la responsabilité d’être « extrêmement proactif » dans ce dossier, selon elle, et démontrer qu’il a la volonté ferme de poursuivre le développement du secteur de l’aérospatial au Québec.

De son côté, le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, estime que l’abolition de 2500 postes dans la province est une « catastrophe ». Il demande à ce que le premier ministre François Legault s’implique personnellement dans le dossier.

En point de presse à l’Assemblée nationale jeudi, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, a manifesté sa colère.

« Plus tôt cette semaine, c’était Rona. Il va y en avoir un autre la semaine prochaine, et un autre la semaine d’après si on ne change pas ce modèle où il y a des soi-disant fleurons du Québec inc. qui viennent faire du chantage devant le gouvernement, on leur donne de l’argent à peu près sans compter, on demande peu ou pas de garanties et après on s’étonne qu’on se soit fait avoir », a-t-il déclaré.

Le PQ et QS ont tous deux affirmé n’avoir aucune sympathie pour les dirigeants de Bombardier, qui se sont enrichis avec l’argent des contribuables, selon eux.

« En 2017, les cinq plus hauts dirigeants de Bombardier se sont octroyé ensemble 40 millions $ en salaires », a pesté M. Nadeau-Dubois.

Le ministre caquiste de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, doit réagir à Montréal vers 12H30.


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