La BCE s'attend à un repli de «5 à 12%» du PIB en zone euro en 2020

Publié le 30/04/2020 à 09:56

La BCE s'attend à un repli de «5 à 12%» du PIB en zone euro en 2020

Publié le 30/04/2020 à 09:56

Par AFP
Christine Lagarde.

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde (Photo: Getty images)

La Banque centrale européenne s'attend à un repli de «5 à 12%» du produit intérieur brut de la zone euro cette année, reflet de la «grande incertitude» autour de l'impact économique du coronavirus, a annoncé jeudi sa présidente Christine Lagarde.

Cette violente récession devrait être suivie d'une «reprise» si les mesures de confinement sont progressivement levées, mais «sa vitesse et son ampleur» sont elles-mêmes «hautement incertaines», a poursuivi Mme Lagarde lors d'une conférence de presse virtuelle. 

«La zone euro fait face à une contraction économique d'une magnitude et vitesse jamais vues en temps de paix», a-t-elle souligné. 

Au premier trimestre, le PIB de la zone euro a déjà enregistré un plongeon historique avec un repli de 3,8% selon des données publiées jeudi par l'Office européen des statistiques Eurostat.

«Étant donné la grande incertitude autour de l'impact économique (de la pandémie), les scénarios de croissance produits par la BCE suggèrent que le PIB pourrait baisser de 5% à 12% cette année», a-t-elle expliqué.

«La chute de l'activité économique en avril suggère que l'impact sera probablement plus sévère au deuxième trimestre», a poursuivi Mme Lagarde.

La croissance devrait «se normaliser dans les années suivantes», a encore détaillé la présidente de la BCE mais «l'ampleur de la reprise» dépend notamment de la durée des mesures restrictives et du «succès des politiques destiner à limiter l'impact sur les revenus et l'emploi».

Par ailleurs, la nette dégradation de l'économie devrait avoir «un effet négatif» sur l'inflation «au cours des prochains mois», selon Mme Lagarde.

Lors de la réunion du conseil des gouverneurs de jeudi, la BCE a pour l'essentiel maintenu son arsenal, à l'exception de ses prêts géants aux banques rendus encore plus favorables, et s'est dite «prête» à accroître le volume de ses rachats de dette.

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