Le financement des études sera plus difficile

Publié le 01/12/2008 à 00:00

Le financement des études sera plus difficile

Publié le 01/12/2008 à 00:00

Par La Presse Canadienne
"Il y aura certainement moins de fonds disponibles pour les étudiants durant la crise économique", a confié le cofondateur de la Coalition pour l'équité des prêts étudiants, Julian Benedict.

Selon M. Benedict, les fonds disponibles pour les études ont fondu comme neige au soleil. Il croit en effet qu'en dépit du fait que les prêts du gouvernement n'ont pas changé, les étudiants sont obligés d'avoir recours à des solutions alternatives comme la carte de crédit pour payer leurs frais scolaires.

Il souligne que les cartes de crédit pré-approuvées, qui étaient omniprésentes sur les campus par le passé, sont plus difficiles à trouver à l'heure où les banques tentent de réduire leur exposition aux clients insolvables, comme les étudiants, qui sont souvent trop jeunes pour avoir un dossier de crédit.

Ces derniers doivent souvent avoir recours à d'autres sources de revenu, comme les bourses d'études universitaires. M. Benedict prévoit que ces bourses seront elles aussi plus difficiles à obtenir puisque la dotation des établissements a été durement frappée par les soubresauts des marchés boursiers.

La vice-présidente aux affaires de l'Université de Toronto, Catherine Riggall, a indiqué que la dotation de la plus grande université canadienne avait diminué avec le marché boursier.

"Le coussin que nous avions n'existe plus, mais nous allons continuer à financer les étudiants. C'est l'une de nos priorités", a-t-elle confié.

Même si les grandes institutions bancaires n'ont toujours pas resserré leurs critères de crédit _ la Banque Toronto-Dominion (TSX:TD), la Banque de Montréal (TSX:BMO) et la Banque Royale du Canada (TSX:RY) ont toutes indiqué que les lignes de crédit et les prêts étudiants étaient identiques _ les options des étudiants risquent d'être moins nombreuses.

M. Benedict croit également qu'il serait intéressant de réduire les taux d'intérêts sur les prêts étudiants puisque cette mesure permettrait de stimuler l'économie canadienne, actuellement en récession technique.

"Nous devons nous assurer de traverser la crise ensemble et de faire comprendre au gouvernement que nous avons autant besoin d'un stimuli économique que n'importe quel autre Canadien", a expliqué M. Benedict.

L'auteur du livre "The Debt-Free Graduate", Murray Baker, prévient toutefois qu'il pourrait y avoir davantage de compétition pour l'obtention de bourses d'études ou de prêts car certains des nouveaux chômeurs de la crise financière effectueront un retour à l'école.

Malgré l'ampleur de la crise économique, M. Baker a rappelé que les étudiants canadiens étaient bien moins affectés que leurs collègues américains puisque ces derniers sont plus dépendants de la situation économique pour financer leurs études.

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