RRQ et PSV retardés: l'impact sur la planification successorale

Publié le 21/02/2020 à 11:14

RRQ et PSV retardés: l'impact sur la planification successorale

Publié le 21/02/2020 à 11:14

Par Institut québécois de planification financière
Un plan de retraite.

(Photo: 123RF)

EXPERT INVITÉ. La décision de retarder le paiement de la rente de retraite du Régime de rentes du Québec (RRQ) et de la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) est habituellement analysée sous l’angle de la planification de la retraite.

On cherche souvent à savoir à quel moment cette décision deviendra rentable. S’ensuit une orgie de calculs pour comparer toutes les combinaisons possibles d’âge de début des rentes, entre 60 (65 ans pour la PSV) et 70 ans. Dans les faits, le principal avantage de retarder le début du paiement de ces deux programmes gouvernementaux est de se protéger contre le risque de survie. Mieux vaut avoir les meilleures rentes possible si nous vivons à un âge avancé et qu’une partie importante de notre capital a été épuisé.

Lorsque les gens choisissent de retarder leurs rentes, ils doivent compenser ce manque temporaire de revenus en retirant du capital enregistré (REER, CELI) ou non enregistré. Évidemment, puiser dans leurs épargnes de cette façon a comme conséquence de réduire la valeur des biens légués advenant un décès.

Lorsque le conjoint est l’héritier, la PSV non reçue est une perte totale d’héritage. Cependant, une partie de la rente du RRQ peut être récupérée étant donné que le conjoint reçoit une rente de conjoint survivant.

Lorsque les enfants sont les héritiers, les retraits de capital qui ont été faits pour compenser le report des rentes gouvernementales sont des diminutions complètes et totales de l’héritage.

Pour les gens qui ont un actif enregistré et non enregistré important, ces pertes peuvent paraître anodines. Toutefois, pour des gens dont l’actif est moindre ou dont le principal actif est un régime de pension à prestations déterminées, cette baisse d’actifs à léguer est un élément à considérer.

Par exemple, imaginons la situation relativement fréquente d’une personne seule (veuve ou divorcée), retraitée depuis quelques années d’un bon emploi gouvernemental qu’elle a conservé toute sa vie. Advenant son décès, la valeur de son régime de retraite sera nulle. On peut imaginer qu’elle a accumulé très peu d’actifs non enregistrés, sentant que son régime était suffisant pour ses vieux jours. De plus, même si elle a cotisé à ses REER toute sa vie, ce montant est faible étant donné que ses droits annuels étaient réduits en raison de son régime de pension.

Le bilan de cette personne est intéressant, mais composé presque exclusivement d’actifs dont la valeur sera nulle au décès (RPA, RRQ). La décision de retirer le peu de REER qu’elle possède pour compenser le report des régimes gouvernementaux fera en sorte qu’elle laissera peu d’héritage à ses enfants.

Certes, décider de reporter les pensions gouvernementales a comme objectif d’assurer une retraite optimale. Toutefois, il ne faut pas négliger l’impact successoral. Tous les parents veulent laisser le meilleur héritage possible à leurs enfants!

Sylvain Chartier, M. Fisc., Pl. Fin.

 


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