Plusieurs bâtiments vont déjà plus loin


Édition du 10 Mars 2021

Plusieurs bâtiments vont déjà plus loin


Édition du 10 Mars 2021

L'usine de Soprema

L'usine de Soprema a des murs solaires passifs, une technologie sans mécanique active incluse dans les murs qui permet de capter la chaleur des rayons du soleil. (Photo: courtoisie)

INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION. Des bâtiments québécois respectent déjà plusieurs des nouvelles exigences de Québec en matière d'efficacité énergétique, et vont même parfois plus loin. Certains le font surtout par conviction, mais d’autres le font pour des raisons financières ou alors pour montrer l’exemple.

Soprema, qui conçoit des produits d’étanchéité pour les bâtiments, compte 13 usines et bureaux au Québec. Plusieurs sont déjà conformes aux normes minimales élaborées par le gouvernement québécois, et certaines façons de faire vont au-delà des exigences écoénergétiques.

L’entreprise basée en France et qui opère partout dans le monde a par exemple ouvert une usine au Québec en 2015 avec un budget de 1,2 million de dollars (M$) consacré à l’efficacité énergétique, sur un investissement total de 43 M$. «Avec une [résistance thermique] de valeur R42, nous sommes supérieurs au Code de la construction en matière d’enveloppe», souligne Pierre-André Lebeuf, chargé de projets en développement durable à Soprema. L’entreprise utilise également des murs solaires passifs, une technologie sans mécanique active incluse dans les murs qui permet de capter la chaleur des rayons du soleil.

 

Des motivations qui varient

Les raisons pour suivre la voie des technologies efficaces en matière énergétique sont diverses, expose André Legault, associé à la firme de génie-conseil Martin Roy & Associés. Certains le font surtout par conviction et par responsabilité sociale, comme le Collège Sainte-Anne, avec qui la firme a travaillé pour l’atteinte de la certification carbone zéro du Conseil du bâtiment du Canada.

Il y a aussi la motivation de montrer l’exemple, surtout présente dans le milieu institutionnel. «Il y a toute la question de l’exemplarité de l’État qui est derrière ça, note-t-il. Tout ce qui est construit par la Société québécoise des infrastructures doit être supérieur à 20 %.»

D’autres le font pour des raisons financières. «Des ingénieurs qui construisent leur bureau et ont l’intention d’y rester les 20 prochaines années vont avoir un incitatif à réduire la consommation d’énergie, parce que ce sont eux qui la payent et qui économisent», fait valoir André Legault.

Pierre-André Lebeuf confirme que les projets en efficacité énergétique sont intéressants pour une organisation à but lucratif comme Soprema. «Nous avons dépensé 5,7 M$ pour des murs solaires, des systèmes de récupération de chaleur, des échangeurs d’air ou des compresseurs. Par contre, en ce qui a trait aux économies, cela représente 193 000$ par année», détaille-t-il.

La protection de l’environnement entre aussi en ligne de compte:avec ces mesures, le fabricant évite d’envoyer 3 449 tonnes d’émission de gaz à effet de serre par année dans l’atmosphère.

Finalement, il y a une question de cohérence. «Les matériaux que nous fabriquons sont des panneaux d’isolation et des membranes d’étanchéité, rappelle Pierre-André Lebeuf. Nous sommes déjà dans environnement où nos matériaux sont utilisés pour favoriser l’efficacité énergétique.»

Les raisons pour investir dans des technologies plus innovantes peuvent donc être diverses, mais, au bout du compte, les avantages demeurent les mêmes.

 

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