En quête de la parité hommes-femmes

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Mai 2021

En quête de la parité hommes-femmes

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Édition du 12 Mai 2021

(Photo: 123RF)

LES GRANDS DU DROIT. En février dernier, un article du Globe and Mail révélait que l’un des plus grands cabinets d’avocats du Canada, Cassels Brock & Blackwell, payait ses associées femmes 25 % de moins que leurs collègues masculins.

Toujours selon l’article, 80 % des hommes avaient reçu une prime, contre seulement 44 % des femmes. La nouvelle a suscité un tollé dans une industrie où il est notoirement difficile de comparer les rémunérations en raison d’une certaine opacité. Elle montre en tout cas que la question de la parité hommes-femmes et de l’équité dans les cabinets d’avocats demeure d’actualité. 
Chez Lavery Avocats, des efforts entrepris depuis de nombreuses années ont permis de se rapprocher de plus en plus de la parité. De fait, les femmes représentent maintenant 68 % de l’équipe. Sur le conseil d’administration, 42 % des membres sont des femmes, et sur le conseil de direction, 46 %. En 2018, quatre des cinq nouveaux associés étaient des femmes, contre trois sur quatre en 2019, deux sur trois en 2020 et trois sur cinq en 2021. 
« Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes qui sortent diplômées de l’université et ça paraît dans nos embauches ; cette année, 70 % de nos stagiaires sont des femmes », précise Anik Trudel, cheffe de la direction du cabinet. 
Cela crée une dynamique dans laquelle une relève composée de femmes dans la trentaine et la quarantaine commence à occuper des postes de responsabilité, comme cheffe de secteur de pratique, et à gérer des collègues masculins plus âgés. « Ça renverse un peu la manière traditionnelle de faire la promotion des gens dans un cabinet d’avocats, admet Anik Trudel. Pour que ça se passe bien, il faut développer une culture organisationnelle qui permet ce genre d’ouverture. »
Un progrès constant
Me Éric Bédard, associé directeur chez Fasken au Québec, se réjouit pour sa part de constater que les femmes ont représenté la moitié des nouveaux associés à chacune des trois dernières années. « Avec l’élection de Me Marie-Josée Neveu, le conseil d’administration de Fasken a aussi atteint la parité réelle », ajoute-t-il. Le comité de direction de la firme reste cependant entièrement masculin. 
Fasken est l’un des seuls cabinets canadiens à faire partie du Mansfield Rule, une initiative américaine qui propose une méthodologie pour s’assurer de considérer les femmes et les membres de la diversité dans les nominations aux postes de direction. Le cabinet compte maintenant environ 30 % de femmes associées au Québec. Plus de 40 % des leaders de pratique sont aussi des femmes.
En février 2020, Norton Rose Fulbright a également dévoilé sa volonté d’atteindre la cible de diversité de genre dite du 0:40:20. Cet objectif vise à avoir un minimum de 40 % de femmes, 40 % d’hommes et une portion flexible de 20 % qui peut être composée de femmes et d’hommes, notamment parmi les associés et dans les postes de gestion et de direction. 
« La culture des cabinets d’avocats a beaucoup changé depuis mes débuts en 1993, reconnaît l’associé directeur du bureau de Montréal, Me Solomon Sananes. La parité, la diversité et l’inclusion sont beaucoup plus présentes maintenant et elles continuent de s’imposer de plus en plus. »
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Toujours selon l’article, 80 % des hommes avaient reçu une prime, contre seulement 44 % des femmes. La nouvelle a suscité un tollé dans une industrie où il est notoirement difficile de comparer les rémunérations en raison d’une certaine opacité. Elle montre en tout cas que la question de la parité hommes-femmes et de l’équité dans les cabinets d’avocats demeure d’actualité. 

Chez Lavery Avocats, des efforts entrepris depuis de nombreuses années ont permis de se rapprocher de plus en plus de la parité. De fait, les femmes représentent maintenant 68 % de l’équipe. Sur le conseil d’administration, 42 % des membres sont des femmes, et sur le conseil de direction, 46 %. En 2018, quatre des cinq nouveaux associés étaient des femmes, contre trois sur quatre en 2019, deux sur trois en 2020 et trois sur cinq en 2021. 

« Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes qui sortent diplômées de l’université et ça paraît dans nos embauches ; cette année, 70 % de nos stagiaires sont des femmes », précise Anik Trudel, cheffe de la direction du cabinet.

Cela crée une dynamique dans laquelle une relève composée de femmes dans la trentaine et la quarantaine commence à occuper des postes de responsabilité, comme cheffe de secteur de pratique, et à gérer des collègues masculins plus âgés. « Ça renverse un peu la manière traditionnelle de faire la promotion des gens dans un cabinet d’avocats, admet Anik Trudel. Pour que ça se passe bien, il faut développer une culture organisationnelle qui permet ce genre d’ouverture. »

 

Un progrès constant

Me Éric Bédard, associé directeur chez Fasken au Québec, se réjouit pour sa part de constater que les femmes ont représenté la moitié des nouveaux associés à chacune des trois dernières années. « Avec l’élection de Me Marie-Josée Neveu, le conseil d’administration de Fasken a aussi atteint la parité réelle », ajoute-t-il. Le comité de direction de la firme reste cependant entièrement masculin.

Fasken est l’un des seuls cabinets canadiens à faire partie du Mansfield Rule, une initiative américaine qui propose une méthodologie pour s’assurer de considérer les femmes et les membres de la diversité dans les nominations aux postes de direction. Le cabinet compte maintenant environ 30 % de femmes associées au Québec. Plus de 40 % des leaders de pratique sont aussi des femmes.

En février 2020, Norton Rose Fulbright a également dévoilé sa volonté d’atteindre la cible de diversité de genre dite du 0:40:20. Cet objectif vise à avoir un minimum de 40 % de femmes, 40 % d’hommes et une portion flexible de 20 % qui peut être composée de femmes et d’hommes, notamment parmi les associés et dans les postes de gestion et de direction.

« La culture des cabinets d’avocats a beaucoup changé depuis mes débuts en 1993, reconnaît l’associé directeur du bureau de Montréal, Me Solomon Sananes. La parité, la diversité et l’inclusion sont beaucoup plus présentes maintenant et elles continuent de s’imposer de plus en plus. »

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