Filtrartech lorgne les marchés internationaux

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Septembre 2019

Filtrartech lorgne les marchés internationaux

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Édition du 14 Septembre 2019

Par Pierre Théroux

(Photo: Filtrartech - Courtoisie)

FOCUS SAGUENAY–­LAC-SAINT-JEAN. Filtrartech est bien connue des entreprises québécoises. La ­PME de l’arrondissement ­Chicoutimi, à ­Saguenay, qui conçoit des équipements de dépoussiérage industriel pour assurer une meilleure qualité de l’air dans les usines des géants de l’aluminium tels ­Alcoa et ­Rio ­Tinto, mais aussi pour des sociétés minières, souhaite maintenant rayonner davantage à l’international.

Pour ce faire, elle a conclu, il y a plus d’un an, une entente de partenariat avec une autre entreprise saguenéenne, ­STAS, qui fabrique divers équipements pour le secteur de l’aluminium. STAS, qui vend ses produits auprès d’alumineries situées dans une quarantaine de pays, devient ainsi le distributeur mondial des équipements de dépoussiérage de ­Filtrartech destinés à cette industrie.

Cet accord « permet de profiter du vaste réseau de ­STAS partout dans le monde », fait valoir ­Jean-François ­Turcotte, directeur général et propriétaire de ­Filtrartech, qui réalise actuellement 95 % de ses ventes au ­Québec.

L’entreprise souhaite du même coup signer d’autres ententes de distribution avec des entreprises qui desservent l’industrie des mines et des cimenteries aux ­États-Unis.

Le plus important contrat de son histoire

Filtrartech a été fondée en 2006 par ­Denis ­Dumais, qui a eu l’idée de créer une entreprise de service spécialisée dans l’entretien de systèmes de dépoussiérage. Trois ans plus tard, la ­PME a mis sur pied une équipe d’ingénierie et un atelier de fabrication afin de se lancer dans la conception, la production et l’installation de ses propres équipements de filtration servant à éliminer les poussières générées par les équipements industriels.

Dix ans plus tard, les systèmes de dépoussiérage de ­Filtrartech se retrouvent dans des dizaines d’alumineries et de mines situées principalement au ­Québec.

Ces équipements faits sur mesure valent généralement entre 50 000 $ et 80 000 $. Or, l’an dernier, l’entreprise a obtenu le plus important contrat de son histoire avec la vente d’un imposant système de dépoussiérage de 2 millions de dollars destiné à l’usine d’électrolyse ­Kitimat, de ­Rio ­Tinto, en ­Colombie-Britannique.

Filtrartech a également développé deux autres gammes de produits, soit des aspirateurs industriels utilisés pour nettoyer les matières sèches et humides, dont il est le seul fabricant au ­Québec. L’entreprise conçoit aussi des systèmes de convoyage pneumatiques qui permettent de transporter des matières sèches en vrac sur une longue distance à l’intérieur d’une usine. « L’entente avec ­STAS nous permettra de vendre beaucoup plus de systèmes d’aspirateurs et de diversifier nos ventes », souligne M. Turcotte. Il précise que les équipements de dépoussiérage représentent pour l’instant plus des deux tiers (70 %) des ventes de l’entreprise.

Les moyens de ses ambitions

Pour poursuivre sa croissance et percer de nouveaux marchés, ­Filtrartech a investi 1,6 M$ en 2016 dans la construction d’une usine de plus de 15 000 pieds carrés. « ­On avait besoin d’une plus grande capacité de production », précise M. Turcotte, qui travaillait comme spécialiste en dépoussiérage au sein de la firme de ­génie-conseil ­BPR-Bechtel avant de se joindre à ­Filtrartech en 2008. Il en est devenu propriétaire huit ans plus tard, et l’entreprise emploie aujourd’hui 40 personnes, soit 10 de plus qu’à l’époque.

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