Les Bourses européennes s'enfoncent, entraînées par les banques

Publié le 30/09/2011 à 07:29

Les Bourses européennes s'enfoncent, entraînées par les banques

Publié le 30/09/2011 à 07:29

Par AFP

La salle de négociation de la Bourse de Francfort, en Allemagne. Photo : Bloomberg.

Les Bourses européennes s'enfonçaient dans le rouge en milieu de journée vendredi, entraînées par un fort recul des valeurs bancaires, la crise de la dette faisant également toujours sentir ses effets, juste avant la rencontre du président français et du Premier ministre grec.

A Paris, c'est une note négative des analystes de la banque suisse UBS qui a drastiquement abaissé ses objectifs de cours pour la Société Générale, BNP Paribas et Crédit agricole, qui a fait basculer la tendance.

Après une ouverture en hausse, vers 7h25, heure de Montréal, Société générale cédait ainsi 7,6 %, BNP Paribas 4,8 % et Crédit Agricole 5 %.

A Francfort, Deutsche Bank, qui fait l'objet de spéculations persistantes sur un avertissement sur résultats, perdait 6,9% et Commerzbank 3,2%.

Les déclarations du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, devant le Bundesrat, ne devrait pas apaiser les craintes. "Notre souci est que la situation sur les marchés financiers, qui reste inquiétante, pourrait entraîner une crise du secteur financier et bancaire, avec un grand danger de contagion", a-t-il affirmé.

Hormis ces mauvaises nouvelles pour les banques, le marché était marqué par des prises de bénéfices, les investisseurs procédant à d'ultimes ajustements de leurs portefeuilles au dernier jour du trimestre, a indiqué à l'AFP Yves Marçais, gérant actions chez Global Equities.

Les mauvais chiffres de l'inflation en zone euro, du commerce de détail en Allemagne, de la consommation des ménages au Japon ou de l'activité manufacturière en Chine tiraient aussi les marchés à la baisse

Après une ouverture en léger recul, la baisse est allée croissante au cours de la matinée. Vers 7h25, heure de Montréal, Paris perdait 2,04%, Londres 1,74%, Francfort 2,83%, Milan 2,02% et Madrid 1,45%.

Dans l'ensemble, "la tendance reste fragile", a jugé M. Marçais.

La crise de la dette reste en effet une source majeure d'inquiétude, alors que le président français Nicolas Sarkozy doit rencontrer le Premier ministre grec Georges Papandréou, à 15H00 GMT (10H, heure de Montréal), pour "faire le point avec lui de la situation que connaît actuellement la Grèce".

Après la rencontre, "j'aurai l'occasion (...) de dire exactement quelle est notre stratégie s'agissant du soutien que nous devons à un pays européen comme la Grèce", a encore dit M. Sarkozy.

Le communiqué de l'Elysée souligne qu'aux yeux de la chancelière Angela Merkel et du président français, "c'est la mise en oeuvre résolue des décisions prises au sommet du 21 juillet qui permettra de surmonter les difficultés que traverse actuellement la zone euro".

Les trois principaux créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) de la Grèce sont revenus jeudi dans le pays, avec toujours dans la balance, le versement d'une tranche de 8 milliards d'euros d'un premier prêt consenti à Athènes en mai, nécessaire pour éviter une cessation de paiement.

Après le vote des parlements allemand et estonien jeudi, c'est au tour de celui de l'Autriche de se prononcer vendredi sur le FESF.

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