Bourse: Wall Street galvanisée par les données sur l'emploi

Publié le 05/06/2020 à 10:02, mis à jour le 05/06/2020 à 16:33

Bourse: Wall Street galvanisée par les données sur l'emploi

Publié le 05/06/2020 à 10:02, mis à jour le 05/06/2020 à 16:33

Des courtiers sur le plancher de la Bourse de New York.

(Photo: Getty images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé vendredi sur une note positive une semaine de forte progression, vivement stimulée par l'annonce d'une baisse surprise du taux du chômage en mai aux États-Unis, signe que l'économie repart plus rapidement que prévu.


Les indices

À Toronto, l'indice S&P/TSX a progressé de 326 points, ou de 2,1%, à 15 854 points.

À New York, le S&P 500 a gagné 81 points, ou 2,62%, à 3 193 points.

Le Dow Jones a effectué un bond de 829 points, ou de 3,15%, à 27 110 points.

Le Nasdaq a gagné 198 points, ou 2,06%, à 9 814 points. Il a atteint en cours de séance un sommet historique à 9 845 points.

 

Le contexte  

Les indices ont été entraînés par l'annonce d'une baisse surprise du taux de chômage en mai aux États-Unis, à 13,3%, là où les observateurs prévoyaient un taux proche de 20%, et par la création de 2,5 millions d'emplois sur la période, quand les analystes anticipaient en moyenne la destruction de plus de 7 millions de postes.

Les premières réouvertures de commerces et restaurants dans certaines régions des États-Unis en mai ont visiblement permis à la première économie mondiale de se redresser. 

«Alors que de plus en plus d'États s'apprêtent à relâcher les restrictions au cours des prochaines semaines, en particulier dans la partie nord-est du pays particulièrement peuplée, l'emploi devrait continuer de rebondir en juin et au-delà», souligne Michael Pearce, économiste pour Capital Economics.

«Ce redressement de l'emploi plus rapide que prévu laisse espérer que le virus ne laissera pas les mêmes cicatrices durables sur le marché du travail que les récessions habituelles», poursuit l'expert.

«Cela fait des semaines que le marché américain anticipe ce dont on a une certaine preuve avec le rapport: oui, il y a eu un ralentissement économique, oui il y a eu une récession, mais il est possible que le redémarrage se fasse très rapidement», souligne de son côté Gregori Volokhine, gestionnaire de portefeuilles chez Meeschaert Financial Services.

Sur la semaine, le Dow Jones s'est apprécié de 6,8%, le Nasdaq de 3,4% et le S&P 500 de 4,9%. Ils ont tous pris plus de 40% depuis le trou d'air encaissé en mars. 

Les investisseurs misent sur l'idée que l'économie va repartir à vive allure au fur et à mesure que les divers États américains se déconfinent. 

Comme dans le même temps la Banque centrale américaine (Fed) et le gouvernement fédéral ont injecté énormément d'argent dans les circuits financiers pour soutenir l'économie, ils ont des liquidités en abondance à leur disposition pour investir.

Le marché obligataire a aussi réagi vivement au rapport sur l'emploi: le taux à 10 ans sur la dette américaine bondissait vers 15H15 à 0,8835% contre 0,8234% jeudi soir.

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