Le G20 des Finances prépare la sortie de crise

Publié le 05/11/2009 à 13:54

Le G20 des Finances prépare la sortie de crise

Publié le 05/11/2009 à 13:54

Par Olivier Schmouker

La ministre française de l'Économie veut aborder des sujets qui fâchent. Photo : Bloomberg.

Au menu du prochain sommet du G20 des ministres des Finances et banquiers centraux : la sortie de récession mondiale ainsi que l’impact du changement climatique de la planète.


Vendrredi et samedi, les réunions des grands argentiers se tiendront dans un luxueux hôtel de Saint Andrews, à l'Est de l'Ecosse, berceau historique du golf. Elles porteront essentiellement sur le «cadre de travail» macroéconomique commun décidé en septembre lors du sommet du G20 de Pittsburgh, dont le but est de «générer ensemble une croissance mondiale forte, durable et équilibrée».


Ainsi, des mesures de surveillance devraient être prises pour veiller à ce qu’aucun pays n’adopte de politique nuisible aux autres (mesures protectionnistes, etc.). L’objectif est de garantir une reprise harmonieuse à l’échelle mondiale, même si cela signifie une certaine lenteur qui risque d’en exaspérer plus d’un (chômeurs, entrepreneurs, etc.).


Deux soucis : le chômage et l’inflation


Plusieurs freins à la reprise seront abordés. À commencer par le chômage, qui ne cesse de progresser dans les pays du G20. On s’attend à ce que des recommandations soient émises à l’issue du sommet, des recommandation similaires à celles du G20 de Pittsburgh : le retrait des plans de relance, mais seulement «quand il sera temps», et de manière «coopérative et coordonnée».


L’inflation est aussi une source d’inquiétudes. Les différents plans de sortie de crise des pays du G20 seront étudiés sous cet angle par les participants au sommet, et il faut s’attendre à des recommandations de maintenir les taux directeurs bas «pendant encore une longue période», comme l’a récemment dit Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine.


La France veut animer les débats


Certains sujets risquent de créer une certaine discorde. Par exemple, la France tient à ce que des mesures contraignantes fortes soient adoptées en matière de bonus pour les employés des grandes banques.


Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, a assuré qu'elle demanderait à ses homologues «de rendre compte de la manière dont les principes de rémunération sont mis en oeuvre dans leur législation». Saint Andrews sera l'occasion de «remettre la pression» sur ce sujet, selon un autre responsable français.


Combien pour les pays pauvres ?


Enfin, les experts se pencheront sur l’impact financier du changement climatique pour les pays pauvres, à un mois de l'ouverture de la conférence de Copenhague.


Des mesures d’aide sont attendues, mais aucune information n’a encore filtré à ce sujet. De leur côté, les Européens ont proposé la semaine dernière un objectif mondial de 100 milliards d'euros (160 milliards de dollars) par an d'ici 2020.


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