Le baril de brut new-yorkais perd 5,7% au terme de sa pire séance de l'année

Publié le 23/05/2019 à 15:55

Le baril de brut new-yorkais perd 5,7% au terme de sa pire séance de l'année

Publié le 23/05/2019 à 15:55

Par AFP

(Photo: 123RF)

Le prix du baril de pétrole new-yorkais a clôturé jeudi sa pire séance de l'année sur un plongeon de 5,7 % dans un contexte de forte aversion pour le risque liée aux tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et la Chine

Le baril de WTI pour livraison en juillet a fini à 57,91 dollars, perdant sur la séance 3,51 dollars. Il est dans le même temps tombé à son plus bas depuis le début du mois de décembre.

À Londres, le baril de Brent pour la même échéance a aussi encaissé sa pire séance de l’année en lâchant 3,23 dollars, ou 4,55 %, à 67,76 dollars. 

Plusieurs statistiques publiées jeudi ont laissé craindre un ralentissement de l’économie mondiale, alors que les deux premières économies mondiales, les États-Unis et la Chine, sont engluées dans une guerre commerciale.

Selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit publiée jeudi, la croissance de l’activité privée aux États-Unis a fortement ralenti en mai en s’affichant à 50,9 points, son plus bas niveau en trois ans.

L’indice mesurant la production manufacturière, à 50,6 points, est même descendu à son plus bas niveau depuis 2009.

La croissance de l’activité privée dans la zone euro s’est quant à elle légèrement accélérée en mai, mais est restée « morose », selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit.

« C’est décevant », a observé John Kilduff d’Again Capital au sujet de ces chiffres.

Le pétrole, comme les autres matières premières, est considéré comme une valeur à risque, dont la demande est dépendante de la bonne santé du reste de l’économie, et souffre par conséquent des tensions entre la Chine et les États-Unis.

Également source de baisse des cours jeudi, la relative accalmie des tensions au Moyen-Orient entre l’Arabie saoudite et l’Iran, bien que Riyad a affirmé avoir intercepté et détruit jeudi un drone chargé d’explosifs en provenance du Yémen.

« Cela arrive très souvent maintenant et ne cause plus de réel dégât », a réagi John Kilduff. « C’est inquiétant, mais rien ne suggère que l’on en est au stade de l’escalade de la violence », a ajouté le spécialiste qui affirme que les courtiers parient un peu moins sur une hausse du risque géopolitique en comparaison à la semaine dernière.

Riyad dirige depuis 2015 une coalition qui combat au Yémen les Houthis, soutenu par l’Iran et qui contrôlent de vastes régions de l’ouest et du nord, dont la capitale Sanaa. 

Les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones qui avait endommagé le 14 mai un oléoduc en Arabie saoudite, deux jours après un mystérieux sabotage de quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens, à l’entrée du Golfe.


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