La Caisse échappe aux pertes

Publié le 21/02/2019 à 11:05

La Caisse échappe aux pertes

Publié le 21/02/2019 à 11:05

Par Stéphane Rolland

Michael Sabia

La Caisse de dépôt et placement du Québec a échappé à l’encre rouge en 2018, malgré une fin d’année difficile sur les marchés boursiers mondiaux. Soutenu par les marchés privés, les actifs réels et le portefeuille «Qualité mondiale», le bas de laine des Québécois a affiché un rendement de 4,2% en 2018 et a battu les indices de référence dans plusieurs catégories d’actifs.

Michael Sabia, le PDG de la Caisse, a souligné que la stratégie de l’institution qui gère entre autres les actifs du Régime des rentes du Québec et du Fonds des générations, a été mise à l’épreuve «pour la première fois depuis plusieurs années» en raison de soubresauts de la Bourse en fin d’année. Le dirigeant a tenu à rappeler l’attention portée à créer des portefeuilles «plus résilients». 

Le rendement positif est la preuve du succès de la stratégie, selon lui. «La valeur ajoutée importante créée cette année et sur cinq ans démontre l’efficacité de ce que nous avons mis en place, au bénéfice des Québécois.» La Caisse estime que sa surperformance par rapport à son indice de référence aura permis de générer une valeur excédentaire de 5,3 G$.

M. Sabia a reconnu qu’il y avait une incertitude quant à la possibilité d’une récession en 2019. S’il juge que les fondamentaux demeurent convenables, il ne sait pas si l’incertitude politique pourrait avoir un impact sur l’économie réelle. «Il y a un risque qu’en raison des incertitudes, qu’on puisse se convaincre d’une récession. Quels seront les impacts sur les investissements des entreprises ou sur la confiance des consommateurs ? Il est difficile de savoir ce qui va arriver et c’est pourquoi nous misons sur des portefeuilles résilients.»

Rendement par portefeuille

Les placements privés et les marchés immobiliers ont permis à la Caisse d’afficher un rendement positif. Les actifs réels, qui comprends immeubles et infrastructures, s’est appréciés de 9%, soit un peu moins que l’indice de référence à 10,1%. Les placements privés, pour leur part, affichent un rendement de 16,6%, mieux que les 8,7% de l’indice de référence.

La Caisse a tout de même fait mieux que la gestion indicielle sur les marchés boursiers. Ses portefeuilles d’action ont perdu 0,9% en 2018. C’est mieux que leur indice de référence en 2018, qui a décliné de 2,5%.

Cette perte survient à un moment où les marchés boursiers mondiaux ont connu leur pire année depuis la crise financière de 2008. Le S&P/TSX à Toronto a reculé de 8,9% en 2018. En comparaison, le portefeuille d’actions «Mandat Canada» a perdu 7,2%.

La stratégie du portefeuille «Qualité mondiale», près du tiers des portefeuilles d’actions publiques, progresse de 6,4%, comparativement à un recul de 0,8% pour l’indice de référence. «Nous avons investi dans les grandes entreprises, qui génèrent beaucoup de «cash », qui sont mieux positionnées pour résister à la turbulence du marché. C’est une bonne chose pour année tellement volatile comme en 2018.»

Québec

Au Québec, la Caisse a fait de nouveaux investissements de 7,3 G$ en 2018 dans les entreprises privées québécoises pour atteindre un actif de 44,3 G$ en placements privés. L’actif total au Québec s’établit à 63,8 G$.

 

 


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

Sur le même sujet

La Caisse et le Fonds FTQ critiquent Bombardier

La rémunération des cadres chez Bombardier et l'indemnité de départ d'Alain Bellemare suscitent la grogne.

Bombardier a perdu 200 millions $ US au premier trimestre

« Bombardier prend les mesures qui s’imposent pour gérer l’incidence de la pandémie de COVID-19 ».

À la une

Bourse: Wall Street plus optimiste sur le front sanitaire

Mis à jour le 10/07/2020 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Cette semaine, le Dow Jones est monté de 0,96 %, le Nasdaq de 4,02 % et le S&P 500 de 1,76%.

L'affaire Trudeau-WE Charity: on ne lésine pas avec l'éthique

10/07/2020 | Jean-Paul Gagné

Une apparence de conflits peut en effet être aussi dommageable pour sa réputation qu’un véritable conflit d’intérêts.

Se former à l'ère du «nouveau normal»

Édition du 17 Juin 2020 | Philippe Jean Poirier

FORMATION. Les entreprises ont tout intérêt à profiter de la timide reprise de leurs ...