Carburant: Couche-Tard a refilé la facture aux consommateurs, protégeant ses marges

Publié le 16/03/2022 à 11:33

Carburant: Couche-Tard a refilé la facture aux consommateurs, protégeant ses marges

Publié le 16/03/2022 à 11:33

Par La Presse Canadienne

Couche-Tard a dévoilé la veille un bénéfice net du troisième trimestre en hausse de 22,9% par rapport à la même période l’an dernier, tandis que ses revenus ont bondi de 41,2%. (Photo: La Presse Canadienne)

Laval — Alimentation Couche-Tard a retransmis aux consommateurs la facture de la hausse des prix du carburant tandis que ses marges demeureraient «relativement stables», malgré un choc inflationniste à la pompe. 

«Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les consommateurs quand on parle d’un choc de prix, a reconnu mercredi le président et chef de la direction, Brian Hannasch, lors d’une conférence téléphonique visant à discuter du plus récent résultat trimestriel. La hausse était tellement importante que l’industrie n’avait pas le choix de la faire suivre.» 

La flambée des prix à la pompe est un phénomène mondial et tous les marchés (Canada, États-Unis, Europe) de l’exploitant de dépanneurs et stations-service ont été touchés. 

Sans mentionner les critiques qui accusent l’industrie de pratiques anticoncurrentielles, M. Hannasch a dit que le secteur des stations-service demeurait «très» concurrentiel. «Nous sommes les seuls qui affichent nos prix à la vue de tous». 

La semaine dernière, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a accusé les pétrolières de s’entendre sur les prix, ce qu’il a comparé à un «vol qualifié». Quelques jours plus tôt, le gouvernement fédéral avait annoncé avoir saisi le Bureau de la concurrence afin de surveiller le marché du carburant, lui demandant de s’assurer qu’il n’y ait pas de collusion dans la détermination du prix de l’essence, tandis que la guerre en Ukraine fait bondir le prix du pétrole. Le chef péquiste a toutefois accusé le Bureau de la concurrence de ne pas en faire assez. 

Il est encore trop tôt pour dire si les consommateurs réduiront leurs déplacements pour s’ajuster à la hausse des prix, a dit M. Hannasch. Il note que les prix du baril et de l’essence se sont tempérés depuis le sommet de la semaine dernière. «Si ça reste un choc de courte durée, je ne crois pas que ça amènera un changement des comportements», a poursuivi le dirigeant, qui croit que la réponse à la question sera plus claire lors des prochains résultats trimestriels. 

 

Résultats trimestriels 

Couche-Tard a dévoilé la veille un bénéfice net du troisième trimestre en hausse de 22,9% par rapport à la même période l’an dernier, tandis que ses revenus ont bondi de 41,2%. 

La chaîne de dépanneurs a vu son profit atteindre 746,4 millions $ US, soit 70 cents US par action pour le trimestre clos le 30 janvier, alors que celui-ci avait été de 607,5 millions $ US, ou 55 cents US par action, lors de la même période un an plus tôt. 

Les revenus de l’entreprise lavalloise ont totalisé 18,58 milliards $ US au plus récent trimestre, alors que son chiffre d’affaires avait été de 13,16 milliards $ US un an plus tôt. 

Les revenus tirés des marchandises et des services, qui excluent les ventes de carburant, se sont chiffrés à 4,79 milliards $ US, comparativement à ceux de 4,53 milliards $ US du troisième trimestre précédent. 

Le bénéfice ajusté, qui exclut les éléments non récurrents, s’est chiffré à 70 cents US par action, contre celui de 56 cents US par action de la même période l’an dernier. 

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 63 cents US par action, ainsi qu’à un chiffre d’affaires de 17,89 milliards $ US, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv. 

Le conseil d’administration a autorisé le paiement d’un dividende de 11 cents CAN par action pour le troisième trimestre, lequel sera versé le 7 avril aux actionnaires inscrits le 24 mars. 

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