« Whitecap Ressources génère beaucoup de liquidités excédentaires »


Édition du 19 Mai 2018

« Whitecap Ressources génère beaucoup de liquidités excédentaires »


Édition du 19 Mai 2018

Par Stéphane Rolland

Titulaire d’une maîtrise en finance de l’Université de ­Sherbrooke, David Caron travaille depuis une quinzaine d’années dans l’industrie financière.

Stéphane Rolland - La Bourse de Toronto a moins bien performé que Wall Street dans la dernière année. Devrait-on assister à un retour en force de l'indice canadien ?

David Caron - Plusieurs éléments jouent en faveur de la Bourse canadienne. La valorisation est moins élevée qu'aux États-Unis. On assiste également à un retour en force du secteur de l'énergie. Le nuage gris au-dessus du marché, c'est l'immobilier, et il pèse sur le secteur financier (lequel représente près de 36 % de l'indice). Je pense cependant que c'est lié davantage à l'humeur des investisseurs qu'aux données réelles. On anticipe toujours une croissance de 10 % du bénéfice par action des banques. Il n'y a pas d'hémorragie liée aux hypothèques. Les prêts commerciaux et personnels vont également bien. Maintenant que l'optimisme est revenu pour l'énergie, la prochaine étape est d'attendre un changement d'humeur par rapport aux grandes banques.

S.R. - Les investisseurs et médias étrangers craignent que notre marché immobilier se trouve dans une bulle. Vous semblez moins inquiets. Pourquoi ?

D.C. - Les fondamentaux demeurent quand même solides. Le problème reste que l'offre ne peut pas suivre la demande. Nous ne sommes pas dans un environnement hyperspéculatif comme nous l'avons vu aux États-Unis en 2008. Il y a des investissements étrangers, c'est vrai, mais la majorité de l'appréciation est liée au contexte démographique.

S.R. - Quelle banque préférez-vous ?

D.C. - Ma plus grande participation est dans la Banque TD (TD). Même si je pense que l'économie canadienne va continuer de bien performer, les banques comme la TD et la RBC (RY) permettent d'avoir une exposition ailleurs qu'au Canada.

S.R. - Quelle société est sur votre écran radar ?

D.C. - Dans un contexte plus macroéconomique, les pétrolières canadiennes ont tiré des leçons de la chute des prix de 2014. Elles sont beaucoup plus prudentes et ne se concentrent plus uniquement sur l'augmentation de la production à tout prix. Sur le front économique, nous pensons que la tendance est positive pour le prix du pétrole. Dans ce contexte, nous visons des entreprises de qualité comme Whitecap Ressources (WCP). Elle génère beaucoup d'argent excédentaire. Même après les dépenses en investissement, il lui reste des liquidités, ce qui lui permet de retourner de l'argent aux actionnaires. Elle verse un dividende de 3,23 %. Cette distribution est viable, selon nous, si le prix du pétrole ne corrige pas comme il l'a fait en 2014.

S.R. - Qu'en est-il des exploitants de pipelines ?

D.C. - On fait attention du côté des entreprises comme Enbridge (ENB) et TransCanada (TRP). Les pipelines performent moins bien lorsque les taux d'intérêt augmentent. C'est pour cette raison que nous préférons les producteurs de pétrole.

S.R. - Y a-t-il un secteur que vous évitez en ce moment ?

D.C. - Il y a des entreprises qui s'échangent à des multiples élevés dans le secteur de la consommation. Je pense à Dollarama (DOL). Le plan d'affaires est très bien exécuté et les ventes comparables restent solides, mais je pense que l'évaluation est étirée. Il reste quand même quelques sociétés à des prix raisonnables. Je pense à Sleep Country (ZZZ), qui exploite l'enseigne Dormez-vous, au Québec. C'est une plus petite capitalisation, mais l'évaluation est plus attrayante et le profil de croissance est similaire.

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