Pourquoi les Québécois lancent des commerces et les Canadiens des entreprises technos

Publié le 19/02/2010 à 10:39

Pourquoi les Québécois lancent des commerces et les Canadiens des entreprises technos

Publié le 19/02/2010 à 10:39

Lanceriez-vous votre entreprise? Que faudrait-il pour vous en convaincre? Des subventions gouvernementales? Un partenaire aux poches profondes? Un conjoint compréhensif?

Nous réfléchirons à cette question demain lors de la table ronde que j'animerai sur l'entreprenariat au colloque Bâtissons l'Avenir. Comment convaincre les jeunes Québécois de se lancer en affaires? Et surtout de lancer autre chose que des commerces... car, en 2009, de toutes les entreprises lancées au Québec, 19,4% étaient dans le secteur du commerce de détail contre 6,7% pour cette catégorie au Canada.

Les jeunes entrepreneurs québécois (18-35 ans) représentent seulement 12% des entrepreneurs canadiens alors que leur poids démographique est de 22%. Pourquoi les Québécois ont moins envie de se lancer en affaires que les Canadiens?

Aujourd'hui, un article du Boston Globe présente le phénomène de l'entreprenariat par "nécessité", c'est-à-dire l'entreprise que l'on lance parce qu'on a perdu son emploi, par opposition à l'entreprenariat par vocation. Faut-il en conclure que l'économie du Québec n'a pas assez souffert de la présente crise économique pour inciter les jeunes Québécois à se lancer en affaire? Il n'y aurait pas eu assez d'emplois perdus?

Pour ma part, j'adhère plutôt à la thèse de Nathalie Riverin de la Fondation de l'entrepreneurship: on ne vend pas assez aux jeunes les notions de performance, de valeur ajoutée, de richesse et d'argent. On leur enseigne les vertus de la coopération et du travail d'équipe, ce n'est pas ainsi qu'on bâti des entrepreneurs!!! L'entrepreneur veut gagner, réussir, arracher les contrats aux autres. Il serait temps que l'on change de discours!

-Le Niger et les minières: les risque du métier

Le nouveau gouvernement putschiste du Niger laissera-t-il intactes les conditions que la multinationale française Areva a négocié avec l'ancien gouvernement pour l'exploitation de l'uranium? Disons que le dossier est délicat car, comme on peut le lire dans Les Échos, les redevances minières représentent 5% du PIB du Niger, donc si Areva a besoin du Niger, le Niger dépend en partie d'Areva.

-Banques canadiennes: pas question de nous taxer!

Ça augure mal pour la taxe que le premier ministre britannique Gordon Brown tente de faire avaler aux banques pour financer le coût des plans de sauvetage. Le Canada compte parmi les plus fervents opposants.

-Chine: un nouvel accord de libre-échange?

La Chine, la Corée  du Sud et le Japon explorent l’idée de créer une zone de libre-échange entre eux. Il faut y avoir un désir de ces puissances asiatiques de resserrer leurs liens économiques et de développer davantage leur région. On peut d’attendre à ce que d’autres alliances du genre émergent en Asie.

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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