Les agences de notation n'ont pas la cote!

Publié le 16/01/2012 à 11:13, mis à jour le 16/01/2012 à 22:11

Les agences de notation n'ont pas la cote!

Publié le 16/01/2012 à 11:13, mis à jour le 16/01/2012 à 22:11

BLOGUE “La très grande majorité des investisseurs se méfient des agences.”

“ Les agences de notation sont l’un des facteurs qui influence les marchés, mais leur impact est limité et ne justifie pas le statut totémique que leur accorde beaucoup de commentateurs et de responsables publics, y compris la France.”

Vendredi dernier, la France a perdu sa cote AAA. L’Italie, l’Espagne, le Portugal, Chypre, l’Autriche, Malte, la Slovaquie et la Slovénie ont aussi été décotés par Standard & Poor's.

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LA question: est-ce grave docteur?

La sous-question: si les agences de notations ont sous-estimé les risques et l'imminence de la crise en 2007-2008, peuvent-elles sur-estimer la gravité de la crise des dettes souveraines en Europe?

Cette décote, on l’a vue venir de loin. On en parle depuis des semaines. Mais, la décote n’est pas le problème, elle n’en est que le symptôme. Comme on peut le lire, sur le site Les Échos, dans cette entrevue de Nicolas Véron, économiste au think thank Bruegel et chercheur invité au Institute for International Economics, à Washington.

Nicolas Véron affirme que les investisseurs institutionnels accordent peu de foi aux décisons des agences de notation. Entre autres parce qu’ils estiment que les décisions de celles-ci sont parfois (de plus en plus ?) teintées politiquement. En fait, ce qui empêche vraiment les investisseurs de dormir c’est voir un émetteur passer de la catégorie “investissement” à la catégorie “spéculative”. Ce qui n’est pas le cas de la France.

Accorde-t-on trop d’attention aux décisions des agences de notation? Je l’ignore. Mais je sais que lorsque l’on accorde beaucoup d’attention à une nouvelle, on en accorde forcément moins aux autres.

La cote de crédit de la France est une chose. La chômage structurel chez les jeunes Européens en est une autre. La première est spectaculaire et conjoncturelle. La seconde est rabat-joie et structurelle.

Lire ici ma chronique précédente

 

 

 

 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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