Salon virtuel dans le Bas-Saint-Laurent

Publié le 30/03/2013 à 00:00

Salon virtuel dans le Bas-Saint-Laurent

Publié le 30/03/2013 à 00:00

Des salons de l'emploi, il y en a partout et souvent. Mais est-ce encore bien efficace pour recruter les meilleurs talents? La région du Bas-Saint-Laurent s'est mobilisée pour faire mieux : elle tiendra une cyberfoire de l'emploi, du 10 au 14 avril.

L'événement virtuel qui aura lieu à l'adresse cyberfoire.ca reprend à plus grande échelle une initiative de la MRC de Rivière-du-Loup, qui avait connu du succès l'an dernier.

«Dans les salons de l'emploi en région, c'est souvent la même clientèle qui revient d'année en année. Et, si une entreprise n'a pas eu intérêt à embaucher un travailleur l'an passé, il y a peu de chances qu'elle en ait cette année. Ainsi, les entrepreneurs avaient un peu l'impression d'avoir fait le tour du jardin et trouvaient difficile d'attirer des gens de l'extérieur de la région», explique Daniel Gagnon, membre du comité organisateur de la Cyberfoire de l'emploi du Bas-Saint-Laurent et agent de concertation et de développement à la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent.

L'an dernier, 60 % des visiteurs de la Cyberfoire de la MRC de Rivière-du-Loup provenaient de l'extérieur de la région. Cette donnée s'est avérée convaincante pour mobiliser tout entier le Bas-Saint-Laurent derrière une initiative régionale sans précédent au Québec.

«Les étudiants de Québec ou de Montréal ne se déplaceront pas dans deux ou trois salons de la région pour trouver un emploi. Avec la Cyberfoire, ils ont une vision globale et peuvent nous visiter facilement, même pendant leur session d'études», dit Chantal Dumont, porte-parole de la Cyberfoire. Cette approche augmente le potentiel d'attractivité, dit-elle.

L'événement virtuel regroupe 54 partenaires des 8 MRC du Bas-Saint-Laurent et vise à offrir 500 emplois. À deux semaines de l'ouverture, quelque 80 entreprises et 550 chercheurs d'emplois étaient inscrits. Le nombre de postes affichés approchait de la cible.

Moins coûteux qu'un salon traditionnel

On mesurera ultérieurement l'efficacité de ce salon virtuel de l'emploi. Les candidats seront représentés par des avatars; ils pourront se croiser dans les kiosques et clavarder en direct avec les employeurs.

La solution est abordable pour les entreprises, qui n'ont à débourser que de 100 à 300 $, selon leur taille, pour participer à la Cyberfoire; moins coûteux qu'un kiosque dans un salon traditionnel. Elles peuvent aussi réduire leur investissement en temps en précisant d'avance des fenêtres de disponibilité.

Si le succès est au rendez-vous, le Bas-Saint-Laurent comptera sur un outil efficace pour faire face à son grand défi de main-d'oeuvre des prochaines années. Quelque 18 000 postes devront être pourvus d'ici 2016, la plupart en raison de départs à la retraite. La population de la région vieillit plus vite que le reste du Québec : la moyenne d'âge du Bas-Saint-Laurent est de 47 ans, 6 années de plus que la moyenne provinciale. Le tiers des emplois à pourvoir nécessiteront une formation collégiale ou universitaire.

«On ne parle pas de pénurie pour le moment, mais plutôt de rareté de main-d'oeuvre. On veut permettre aux employeurs de trouver des gens formés, car on entrevoit quand même des difficultés pour les prochaines années», précise Alexandre Gauthier Belzile, économiste chez Emploi-Québec, partenaire de la Cyberfoire.

3 800 La région du Bas-Saint-Laurent a affiché un gain net de 3 800 emplois en 2012, un sommet en sept ans.

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