Réparer les dégâts

Publié le 25/04/2009 à 00:00

Réparer les dégâts

Publié le 25/04/2009 à 00:00

Julie Lessard a occupé presque tous les emplois liés à la restauration. " Il ne me restait plus qu'à acheter le restaurant ! lance-t-elle. Après 16 ans de service, j'avais atteint le sommet de l'échelle salariale. Je me suis dit qu'il était peut-être temps de faire autre chose. "

Cette mère de famille monoparentale de 35 ans était déterminée à trouver une nouvelle carrière. C'est en découvrant la description de tâche de l'expert en sinistre à un salon de l'emploi qu'elle visitait qu'elle a eu un déclic.

Pendant un an, elle continue de travailler comme serveuse et étudie pour passer ses examens d'expert en sinistre commercial avant de réussir ceux pour les particuliers. Elle termine son stage et se voit confier son premier dossier sur la route en février 2006, seulement deux mois après l'obtention de ses permis. " J'ai été chanceuse, car c'est le terrain qui m'intéressait. Je n'ai pas travaillé longtemps au téléphone ", explique l'experte en sinistre pour Cunningham Lindsay, un cabinet indépendant d'expertise en règlement de sinistres

Apprendre au quotidien

Il n'y pas de place pour la routine dans son travail, se réjouit Julie Lessard. " J'apprends tous les jours. Chaque sinistre est différent. Il y a toujours des questions à se poser. Tu finis ta journée et tu as toujours appris quelque chose. "

Les dégâts d'eau, y compris les infiltrations par la toiture ou par les fondations, représentent la majorité de ses dossiers, mais il y a aussi les cas de vol (particuliers et commerces), les incendies, les dommages directs aux biens, par exemple si un véhicule fonce dans un bâtiment.

Mme Lessard partage son temps entre le bureau, la route et la maison. Mais n'allez pas croire qu'elle se la coule douce. Elle commence tôt et travaille parfois les soirs et les fins de semaine. " Il faut bien gérer son temps ", dit-elle. Elle maximise sa présence au bureau pour faire avancer ses dossiers, concentre ses rendez-vous sur la route en une ou deux journées et dicte ses rapports de la maison. Chacun de ses clients, des cabinets d'assurance, a ses échéances et il n'est pas question de prendre du retard.

Avoir de la compassion

L'expert en sinistre reçoit les réclamations des assurés, recueille les déclarations des tierces parties (policiers, pompiers, etc.), évalue les dommages et la responsabilité, rédige un rapport, négocie le règlement du sinistre, mandate les spécialistes et coordonne leur travail.

Il est essentiel d'avoir de la compassion. " Sans jouer les psychologues, il faut prendre le temps d'écouter les gens et de les rassurer quant au réglement rapide de leur réclamation ", explique la jeune femme qui doit cependant faire attention à ce qu'elle dit, car elle doit bien vérifier la police des sinistrés avant de s'avancer.

dossiers@transcontinental.ca

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