«Les bons générateurs de capital sont encore abordables» - Aubrey Hearn, gestionnaire de portefeuille principal, Sentry Investissements

Publié le 11/05/2013 à 00:00

«Les bons générateurs de capital sont encore abordables» - Aubrey Hearn, gestionnaire de portefeuille principal, Sentry Investissements

Publié le 11/05/2013 à 00:00

La Bourse américaine a beaucoup grimpé. Trouvez-vous encore des occasions ?

Les investisseurs plus craintifs se réfugient dans la sécurité des titres de la consommation de base ou encore des services aux collectivités dont les bénéfices fluctuent peu. Or, ces deux secteurs se négocient à des évaluations élevées de 18 à 20 fois leurs bénéfices. D'autres investisseurs misent au contraire sur la reprise économique en payant un prix élevé pour des sociétés à forte croissance. Nous préférons le profil risque-rendement de chefs de file sur lesquels les investisseurs lèvent le nez.

Qu'entendez-vous par chefs de file impopulaires ?

Ce sont des entreprises établies dont la taille ou la portée leur procurent un avantage concurrentiel. Leurs revenus croissent modestement, de 3 à 4 % annuellement, par exemple. Par contre, elles sont très rentables et dégagent d'importants flux de trésorerie qu'elles peuvent ensuite redistribuer à leurs actionnaires. On obtient un heureux mélange de croissance, de rendement et de sécurité, et ce, à bon prix.

Vous avez récemment ajouté à vos placements dans IBM et Oracle. Pourquoi ?

Leur évaluation reflète déjà le ralentissement de la demande de services en TI, mais donne bien peu de valeur à leur capacité de croître, de dégager des flux récurrents et de distribuer leur capital excédentaire à leurs actionnaires, à long terme. IBM (NY, IBM) a racheté 12 milliards de dollars de ses actions depuis 12 mois et 15 G$ US l'année précédente. Oracle (Nasdaq, ORCL) dispose d'une encaisse de 14 G$ US. À leur évaluation actuelle, ces titres procurent un bon rendement avec peu de risque.

Qu'est-ce qui vous attire chez McKesson Corp. ?

Ce grossiste de médicaments domine un oligopole. Comme IBM et Oracle, sa croissance est modeste, mais régulière. Les marges de McKesson (NY, MCK) sont minces, mais sa taille énorme lui donne un avantage concurrentiel. Les investisseurs craignent que la hausse du nombre d'assurés, dans la réforme Obama, ne suffise pas à compenser la réduction du taux de remboursement des médicaments. Son titre a donc une évaluation attrayante.

CV

Entré au service de Sentry en 2005, Aubrey Hearn se spécialise dans les titres procurant un revenu, en ciblant plus particulièrement les entreprises dont les flux de trésorerie excédentaires sont suffisants pour assurer le maintien des distributions.

16 %

Rabais moyen auquel s'échangent les titres d'IBM, d'Oracle et de McKesson par rapport au S&P 500. Ainsi, IBM vaut 11,8 fois ses bénéfices prévus en 2013, Oracle, 11,7 fois les siens et McKesson, 13,7 fois les siens. Cela se compare au multiple de 14,5 fois les bénéfices prévus en 2013 pour l'ensemble de l'indice S&P 500.

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