Bureaux : Longueuil en effervescence

Publié le 19/10/2013 à 00:00, mis à jour le 17/10/2013 à 09:51

Bureaux : Longueuil en effervescence

Publié le 19/10/2013 à 00:00, mis à jour le 17/10/2013 à 09:51

À Longueuil, le secteur du métro suscite la convoitise, et les projets se multiplient. La municipalité vient de vendre un stationnement à un promoteur israélien, qui fait dessiner des plans pour une nouvelle tour d'une dizaine d'étages, juste à côté du pont Jacques-Cartier. Un troisième grand projet de bureaux pour le quartier.


Pour quatre millions de dollars, Electra Real Estate vient de mettre la main sur un terrain de 80 000 pieds carrés (pi2) juste à côté de ses trois immeubles du Complexe Métro Longueuil, à l'est. Une nouvelle tour de bureaux de 200 000 à 350 000 pi2 pourrait donc s'ajouter aux immeubles que Triovest et SSQ comptent construire dans le quartier.


Responsable de la gestion des immeubles d'Electra au Québec, Joseph Berger a déjà mis sur le marché la superficie locative sur laquelle sera érigée la future tour. Si le prochain locataire principal le désire, l'immeuble pourrait être relié au métro par une passerelle souterraine, qui dessert déjà les trois autres immeubles d'Electra dans le quadrilatère.


Le gestionnaire lorgne différentes grandes entreprises qui sondent présentement le marché montréalais. Selon nos informations, les organisations cherchant des pieds carrés incluent Visa Desjardins, Ericsson et la Banque Royale.


Aussitôt acquis, aussitôt remis en marché


La municipalité a vendu son stationnement à Electra pour 50 $ le pied carré, soit un prix considéré conforme au marché pour les terrains bien situés au regard des dernières transactions et évaluations sur la Rive-Sud, dit Gilles Ouellet, consultant en immobilier et spécialiste des études de marché dans le secteur.


Joseph Berger a cependant reçu le mandat de revendre le terrain qu'il vient d'acquérir pour ses clients, avec tous les immeubles adjacents et les cinq autres propriétés d'Electra dans le centre-ville de Montréal. Les trois propriétés du Complexe Métro Longueuil seront plus faciles à vendre avec le nouveau terrain adjacent, croit le gestionnaire, qui assure être sur le point de trouver preneur. «On va vendre bientôt. On est en discussion avec un acheteur.»


En achetant l'ensemble, l'éventuel acquéreur mettra aussi la main sur des dessins d'architecte, et une procédure déjà entamée pour obtenir les permis de construction. «On aimerait bien construire jusqu'à 750 000 pi2. Mais il faut être réaliste : la demande n'y est pas. J'imagine que l'immeuble fera de 200 000 à 300 000 pi2.»


Le secteur du métro Longueuil se trouve au coeur du marché le plus dynamique de la banlieue montréalaise pour l'immobilier de bureaux. À 8,5 %, le taux d'inoccupation y est le plus faible de toute la couronne. Seuls les quartiers du centre-ville comportent moins d'espace libre, selon la dernière étude de la firme de courtiers Colliers sur la métropole.


Le meilleur des deux mondes


Pour les promoteurs, Longueuil offre le meilleur des deux mondes : les employés des locataires peuvent s'y rendre en métro facilement... sans que les automobilistes en provenance de la Rive-Sud aient à traverser de pont.


«Si tu prends le métro du centre-ville et que tu es le moindrement chanceux lors de ton transfert à la station Berri-UQAM, tu peux être à Longueuil en 12 minutes», dit Yves-André Godon, responsable du Québec chez Triovest. Le gestionnaire négocie avec la municipalité pour acheter l'édicule de la station de métro, à la Place Charles-Le Moyne. Le projet de Triovest, qui agit à Longueuil pour deux caisses de retraite qu'il refuse de nommer, est estimé à 195 M$.


Un risque de saturation ?


L'assureur SSQ a lui aussi son projet mixte. L'immeuble de 12 étages visera la certification écologique LEED. La société de Québec compte occuper environ un tiers des 215 000 pi2 de bureaux qu'elle y construira. La propriété comprendra aussi une galerie marchande, pour une superficie totale de 250 000 pi2. Les travaux doivent commencer dès février 2014, pour se terminer en 2016.


Chez Colliers, le courtier Andrew Maravita ne craint pas les risques de saturation dans le secteur. «Les pieds carrés peuvent être absorbés par le marché, en raison de la demande croissante sur la Rive-Sud.»

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