Saviez-vous que vous pouvez réellement prédire le futur?

Publié le 15/03/2012 à 09:09, mis à jour le 15/03/2012 à 09:09

Saviez-vous que vous pouvez réellement prédire le futur?

Publié le 15/03/2012 à 09:09, mis à jour le 15/03/2012 à 09:09

Par Olivier Schmouker

L'omniprésente rationnalité a-t-elle fait de nous des M. Spock? Photo : DR.

BLOGUE. Nous nous méfions de nos émotions. C’est à cause d’elles que nous commettons des bourdes, que nous nous mettons à bafouiller au mauvais moment, que nous réagissons de la mauvaise manière à ce qui nous déplaît. C’est de leur faute, pas vraiment de la nôtre. Car si nous avions eu le temps de réfléchir, au lieu de nous laisser emporter par nos émotions, nous aurions mieux agi. Pas vrai?


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Eh bien, non, ce n’est pas toujours vrai. Si nous étions davantage à l’écoute de nos émotions, plutôt que de sans cesse chercher à les faire taire, nous prendrions de meilleures décisions. De bien meilleures décisions. Nous serions même – accrochez-vous bien – en mesure de faire… des prophéties!


Si, si… Vous avez bien lu. Des prophéties. C’est ce que j’ai découvert grâce à une étude passionnante intitulée Feeling the future : The emotional oracle effect. Celle-ci est signée par deux professeurs de marketing de la Columbia Business School, Leonard Lee et Michel Pham, assistés d’Andrew Stephen, professeur de gestion des affaires de la Katz Graduate School of Business. Elle montre que ceux qui sont attentifs à leurs émotions effectuent de meilleures prédictions que les autres…


Ainsi, les trois chercheurs ont noté que de plus en plus d’études voyaient le jour à propos de l’importance de l’inconscient dans nos prises de décision, et qu’il en ressortait, entre autres, que les émotions intervenaient systématiquement dans nos réflexions. C’est que, semble-t-il, le cerveau a une manière bien précise de traiter les informations reçues : il les envoie au système émotionnel pour voir s’il y a besoin de vite réagir, ou pas («Y a-t-il un danger immédiat?», par exemple); puis, il les trie; et enfin, il fait analyser les plus pertinentes par le système rationnel. Partant de ce constat, ils se sont demandés si nous n’aurions pas intérêt, dans certains cas, à moins trier, et donc moins rejeter, des informations découlant de nos émotions. Et ils se sont dit que ce pourrait être intéressant de voir ce que cela déclencherait lorsque nous nous amusons à faire des prédictions…


Ils ont alors demandé à des étudiants de se livrer à une petite expérience, après les avoir répartis en deux groupes distincts : d’une part, ceux qui ont tendance à écouter leurs émotions lorsqu’ils prennent une décision, à savoir les «intuitifs»; d’autre part, ceux qui ne jurent que par la raison quand il s’agit de faire un choix, soit les «rationnels». L’expérience consistait à faire huit prédictions loin d’être évidentes, que ce soit le vainqueur d’American Idol, la météo, ou les variations de l’indice boursier Dow Jones à Wall Street.


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