Comment faire pour avoir toujours raison?

Publié le 22/03/2012 à 09:10, mis à jour le 22/03/2012 à 13:56

Comment faire pour avoir toujours raison?

Publié le 22/03/2012 à 09:10, mis à jour le 22/03/2012 à 13:56

Par Olivier Schmouker

La dispute est tout un art... Photo : DR.

BLOGUE. Vous arrive-t-il d’argumenter sans cesse au bureau avec vos collègues ou votre manager à propos de tout et de rien? Vous arrive-t-il d’avoir l’impression de perdre une énergie folle à essayer ainsi de convaincre les autres du bien fondé de vos idées, mais sans vraiment réussir à les convaincre? Oui, vous arrive-t-il d’avoir la sensation que vous avez souvent raison, mais que les autres ne sont pas en mesure de s’en rendre compte? Sûrement, car ça nous arrive à tous.


Découvrez mes précédents posts


Suivez-moi sur Facebook et sur Twitter


D’où vient le problème, à votre avis? De vous? Des autres? Un peu des deux? Bien entendu, il ne peut y avoir de réponse tranchée à cette interrogation existentielle, mais on peut néanmoins affirmer que ce qui vous manque, c’est le maniement de l’art… d’avoir toujours raison! Si, si, c’est bel et bien un art. Du moins si l’on en croit le philosophe allemand Arthur Schopenhauer.


J’ai mis la main hier sur un livret rédigé par Schopenhauer, qui s’intitule justement L’art d’avoir toujours raison (Mille et une nuits, 2000). On y trouve une flopée de conseils pour parvenir à déstabiliser son interlocuteur lors d’une âpre discussion, pour ne pas dire une dispute. Ces conseils sont présentés sous la forme de stratagèmes, tous plus malins les uns que les autres. En voici quelques-uns :


Stratagème 8


«Mettre l’adversaire en colère, car dans sa fureur il est hors d’état de porter un jugement correct et de percevoir son intérêt. On le met en colère en étant ouvertement injuste envers lui, en le provoquant et, d’une façon générale, en faisant preuve d’impudence.»


Stratagème 9


«Ne pas poser les questions dans l’ordre exigé par la conclusion qu’il faut en tirer, mais dans toutes sortes de permutations : il ne peut savoir ainsi où l’on veut en venir et ne peut se prémunir. On peut aussi utiliser ses réponses pour en tirer diverses conclusions, même opposées, en fonction de leur nature.»


Stratagème 10


«Quand on se rend compte que l’adversaire fait exprès de rejeter les questions qui auraient besoin d’une réponse positive pour soutenir notre thèse, il faut l’interroger sur la thèse contraire, comme si c’était cela qu’on voulait le voir approuver; ou tout du moins lui donner le choix entre les deux de telle sorte qu’il ne sache plus quelle est la thèse à laquelle on souhaite qu’il adhère.»

À suivre dans cette section


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

La musique vous rend-elle plus productif?

19/09/2018 | Olivier Schmouker

BLOGUE. La plupart du temps, elle nous aide à travailler «vite et bien», selon une étude.

Comment bien exprimer votre reconnaissance au travail?

18/09/2018 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Être reconnu des autres, ça permet de s'extraire du flou du quotidien au bureau. Ce qui est carrément vital.

À la une

Des obligations à court terme en période de hausse de taux. Pas toujours la meilleure idée!

11:11 | Ian Gascon

Les FNB d’obligations ne s’écroulent pas malgré la hausse des taux. Voici pourquoi?

Comment éviter de prendre une décision irrationnelle

10:51 | Valérie et Sylvia Gilbert

BLOGUE - Voici un outil qui aide à prendre des décisions d'affaires, et même lors d'une élection, comme le 1er octobre.

MTY et Richelieu graduent au S&P/TSX

Le 24 septembre avant l'ouverture, MTY et Richelieu feront enfin leur entrée au grand indice de la Bourse de Toronto.