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De quoi ont le plus besoin les employés?

Olivier Schmouker . les affaires.com . 07-02-2013 (modifié le 11-02-2013 à 14:26)

Un rien peut suffire pour exprimer sa gratitude... Photo: DR

BLOGUE. Ironisons un peu… À votre avis, quel est le jour où une personne reçoit le plus d'éloges, de compliments et de témoignages d'amour et d'amitié? Réponse : le jour de son enterrement. Et il ne s'agit pas là – du moins, en général – de déclarations hypocrites, mais bel et bien de mots et de pleurs sincères. Enfin, avez-vous noté que survenait alors toujours la même rengaine : «Je regrette tellement de ne pas avoir pu lui dire tout ça avant…»?


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Dis comme ça, l'évidence saute aux yeux. On a envie de dire à tous ceux qui affichent de tels regrets : «Mais pourquoi donc ne le lui as-tu pas dit? Qu'est-ce qui t'en empêchait? Ça lui aurait fait tellement de bien de t'entendre le lui dire…» Mais la pudeur nous retient.


Maintenant, revenons à notre quotidien au travail. Et posez-vous les mêmes questions : «Qu'est-ce qui me retient, maintenant, de déclarer tout de go ce que j'apprécie chez vos collègues? Ou même, chez mon boss?». Puis, inversez le questionnement : «Qu'est-ce que je ressentirais si jamais un collègue me confiait tout le bien qu'il pensait de moi? Comme ça, à l'improviste? Ou même, mon boss?»


Vous voyez, maintenant, où je veux en venir? Oui, à notre immense besoin, pour vous comme pour moi, de reconnaissance. C'est ce qu'a d'ailleurs martelé Serge Marquis, un consultant en santé mentale au travail, lors de la conférence qu'il a récemment tenue lors de la journée Santé psychologique au travail organisée par Les affaires. Une splendide conférence dont je vais me faire un plaisir de partager l'essentiel avec vous…

1 commentaire

YBertrand le 08-02-2013

Bonjour. C’est bien de parler du personnel de bureau et des cadres mais que faites-vous des employés de production et des “cols bleus”. Durant une carrière de 26 ans chez CPAir et 6 ans aux Nations Unies je n’ai jamais été capable de réconcilier les critères de dotation des employés d’une entreprise avec la réalité de son exploitation. Chez CPAir je me suis toujours demander pourquoi l’on devait payer les pilotes un salaire de trois à quatre fois plus élevé que ceux des mécaniciens et six à huit fois celui des autres. Vous conviendrez que les pilotes ne pourraient pas s’envoler sans l’apport incontournable et indispensable des mécaniciens. Je pourrais aussi exprimer toutes les autres fonctions d’une entreprise. S’il n’y a personne pour vider les eaux-usés et remplir les réservoirs d’eau potable ainsi que les réservoirs de carburant, les agents de bord, la comptabilité, les agents de réservation et billetterie, les agents de cargaison, alouette ah, mais comment les avions pourraient-elles faire ses trajets sans l’apport de chacun de ces employés Hors durant cette carrière, j’ai lu un très grand nombre d’ouvrages de recherche et n’ai jamais pu trouver une réponse à cette question fondamentale. On retrouve comme excuses, la scolarité qui est selon moi est plus souvent qu’autrement semblable ou très peu différente dans la plupart des cas. Ce n’est pas sans raison que durant les dernières années que je fus en service à la direction des ressources humaines nous avons considéré la clause “orpheline” pour les pilotes. D’ailleurs lors d’une table de renouvellement de convention collective un membre de l’Association des pilotes se pétait les bretelles en invoquant “que ferait l’entreprises sans pilots” auquel j’ai répondu “que ferait l’entreprise sans mécaniciens, agent de bord etc, ce qui me valu une pétarade d’insultes et des menaces par la suite. Harry Steele, alors président de Eastern Provincial Airways dont les pilotes qui “cochonnaient” la compagnie par des grèves tournantes avait déclaré publiquement qu’il s’agissait de “overpaid, oversex, bus drivers” se référant à leur salaire, leur conduite de plus en plus documenté par les médias et l’automatisation des 737 due à une nouvelle génération d’équipement de vol et d’atterrissage au sol qui volaient presque sans apport de pilotes. Cette assertion a mis le feu aux poudres des relations mais monsieur Steele, un ancien pilote de brousse du Labrador et Terre Neuve était reconnu pour ne pas de faire piler sur les pieds. Il disait notamment que les pilotes étaient comme des enfants comme suit “si tu les laisse te piler sur les pieds, ça ne prend pas beaucoup de temps avant qu’ils te grimpent sur la tête” la traduction est la mienne. Chez CPAir nous étions choyés parce que le président de l’époque avait comme protocole “pas d’employés, pas d’entreprise” une rareté à l’époque si ce n’est que de la défunte Suissair et KLM alors que le précepte des entreprises était diamétralement opposé “pas d’entreprise, pas d’employés”. Toute une différence d’approche en relations industrielles. Je rêve encore aujourd’hui de cette entreprise qui m’a permise d’évoluer dans un environnement exceptionnel. Ce ne sera que lorsque Donald J. Carty ancien président de AMR (American Airlines) viendra en 1985 prendre les guides de CPAir dans l’espoir d’amalgamer CPAir et American Airlines que la décente aux enfers débuta, le tout grâce à Brian Malronné, ce Premier ministre à la solde des américains qui mit le bordel dans plusieurs secteurs d’activités par la déréglementation du transport aérien et terrestre pour ne nommer que ceux-ci, déréglementation qui a toujours à ce jour des répercussions négatives et nocives sur la vie de centaines de milliers de canadiens. Une ère et page sombre de l’histoire canadienne. Comment peut-on faire élire un individu qui avait fermé Iron Ore (sous contrôle américain) et mettre la région de la Côte Nord sur le derrière pendant au moins deux décennies, pour trouver la réponse il faudrait demander aux électeurs de cette région qui subissait les pires répercussions de ses décisions. Aveuglement volontaire, narcissisme volontaire dans le seul but de dire qu’ils ont fait élire un Premier ministre à Ottawa ! Nous avons les politiciens que nous méritons trouve dans cette hécatombe volontaire tout son sens. Merci et bonne journée.

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