BLOGUE. Ironisons un peu… À votre avis, quel est le jour où une personne reçoit le plus d'éloges, de compliments et de témoignages d'amour et d'amitié? Réponse : le jour de son enterrement. Et il ne s'agit pas là – du moins, en général – de déclarations hypocrites, mais bel et bien de mots et de pleurs sincères. Enfin, avez-vous noté que survenait alors toujours la même rengaine : «Je regrette tellement de ne pas avoir pu lui dire tout ça avant…»?
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Dis comme ça, l'évidence saute aux yeux. On a envie de dire à tous ceux qui affichent de tels regrets : «Mais pourquoi donc ne le lui as-tu pas dit? Qu'est-ce qui t'en empêchait? Ça lui aurait fait tellement de bien de t'entendre le lui dire…» Mais la pudeur nous retient.
Maintenant, revenons à notre quotidien au travail. Et posez-vous les mêmes questions : «Qu'est-ce qui me retient, maintenant, de déclarer tout de go ce que j'apprécie chez vos collègues? Ou même, chez mon boss?». Puis, inversez le questionnement : «Qu'est-ce que je ressentirais si jamais un collègue me confiait tout le bien qu'il pensait de moi? Comme ça, à l'improviste? Ou même, mon boss?»
Vous voyez, maintenant, où je veux en venir? Oui, à notre immense besoin, pour vous comme pour moi, de reconnaissance. C'est ce qu'a d'ailleurs martelé Serge Marquis, un consultant en santé mentale au travail, lors de la conférence qu'il a récemment tenue lors de la journée Santé psychologique au travail organisée par Les affaires. Une splendide conférence dont je vais me faire un plaisir de partager l'essentiel avec vous…












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