RVER: Mieux comprendre son fonctionnement

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Mai 2014

RVER: Mieux comprendre son fonctionnement

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Édition du 24 Mai 2014

Photo: Shutterstock

Quelque deux millions de travailleurs québécois n'ont pas accès à un régime de retraite collectif. Avec la Loi sur les régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER), le gouvernement du Québec veut offrir à tous la possibilité d'épargner pour la retraite.


Cette loi crée un tout nouveau type de régime, le RVER, qui devra être administré par un assureur vie, une société de fiducie ou encore un gestionnaire de fonds d'investissement. Au début de mai, une dizaine d'entreprises avaient demandé une licence à cet effet à l'Autorité des marchés financiers. La Banque Nationale, Desjardins, Financière Sun Life, Industrielle-Alliance, Standard Life, Financière Manuvie, RBC Banque Royale et Great-West figurent parmi celles qui seront sur la ligne de départ le 1er juillet prochain.


Chaque administrateur ne peut enregistrer qu'un seul RVER auprès de la Régie des rentes du Québec, organisme chargé de la surveillance de ces régimes. Autrement dit, il vendra le même produit à tous ses clients. Il sera donc impossible pour un employeur d'avoir son propre RVER ou de personnaliser celui-ci.


Six options possibles


Les RVER comporteront tous une option par défaut de type cycle de vie où le niveau de risque évolue en fonction de l'âge. «Plus le participant se rapproche de la retraite, moins ses placements doivent être risqués, explique Éric Filion, directeur principal, développement, commercialisation et stratégies d'investissement, épargne-retraite collective chez Desjardins. Avec cette option, le pourcentage d'actions, par exemple, sera ajusté graduellement à la baisse.» Selon lui, cette option ralliera la majorité des participants.


De trois à cinq autres placements à divers niveaux de risque et de rendement seront aussi offerts à ceux qui préfèrent constituer eux-mêmes leur portefeuille. Les administrateurs de RVER refusent pour l'instant de dévoiler la nature des options à la carte qu'ils proposeront, mais on pourra y trouver, notamment, des certificats de placement garanti, des obligations d'une province ou d'une municipalité, des fonds d'actions, d'obligations ou d'actions étrangères.


C'est l'administrateur qui décide des placements que comprendra son RVER. «Si un placement ne performe pas, ce sera à nous de le changer pour un autre», mentionne Philippe Toupin, vice-président, solutions collectives chez Standard Life. Évidemment, comme dans tout placement, il se peut que les rendements espérés ne soient pas au rendez-vous. C'est un risque que devra assumer le travailleur, comme il le fait avec ses REER, par exemple. Et l'employeur n'aura aucune responsabilité à assumer à cet égard.


La Loi sur les RVER a établi les frais de gestion à 1,25 % pour l'option par défaut et à 1,5 % pour les autres options. En comparaison, les frais de gestion des fonds communs de placement offerts sur une base individuelle atteignent environ 2,22 %. Plusieurs administrateurs envisagent donc d'offrir des placements à gestion passive qui impliquent habituellement des frais moins élevés que ceux à gestion active.


Les administrateurs ne s'en cachent pas : le RVER est un produit de base. «Il offre moins de solutions d'investissement et moins de flexibilité que d'autres régimes», dit Steeve Gagné, vice-président délégué, ventes et développement, stratégie RH chez Banque Nationale Assurances.


La Banque Nationale estime à 6 milliards de dollars les sommes que les Québécois pourraient avoir accumulées dans les RVER en 2020. Selon diverses estimations, les montants investis chaque année pourraient atteindre de 1 à 1,25 G$.


À lire aussi :
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Choisir le régime de retraite qu'il vous faut
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Santé psychologique

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