PCGR : les étapes-clés pour bien se préparer

Publié le 27/05/2010 à 17:33

PCGR : les étapes-clés pour bien se préparer

Publié le 27/05/2010 à 17:33

Les sociétés à capital fermé et les entreprises cotées en Bourse doivent mettre à jour leurs connaissances pour se préparer au passage aux nouvelles normes comptables (PCGR, ou principes comptables généralement reconnus pour les premières, ou IFRS, pour norme internationale d’information financière pour les secondes), qui entreront en vigueur en janvier 2011.


Les sites Internet de l’Ordre des comptables agréés (CA) du Québec, du Conseil des normes comptables du Canada (CNC) et des bureaux de comptables regorgent d’informations. « Il est également conseillé d’avoir une bonne discussion avec son expert-comptable agréé », souligne Daniel McMahon, président et chef de la direction de l’Ordre des comptables agréés du Québec.


La formation est inévitable. L’Ordre des CA, les universités et les cabinets comptables offrent des cours de formation sur les nouvelles normes comptables pour les entreprises à capital fermé.


« Quelques membres de mon service et moi-même suivons des cours sur les nouvelles normes depuis l’an dernier, explique Lorraine Potvin, vice-présidente, finances et administration, chez Allianz Madvac, une entreprise de Boucherville spécialisée dans la fabrication de balayeuses de rue qui réalise la majorité de ses ventes annuelles de 85 millions de dollars aux États-Unis. Il faut être informé pour bien faire les choses. Le soutien de notre vérificateur est également très important pour valider notre processus de transition et nos choix comptables. On prépare actuellement un document qui présente l’impact de l’adoption des nouvelles normes. Dès que c’est accepté, j’ai l’intention de monter les chiffres pour 2009. Une personne de mon équipe prépare le bilan d’ouverture. Ça aide d’avoir quelqu’un affecté à cette tâche », dit Mme Potvin.


L’adoption des nouvelles normes comptables pour les entreprises à capital fermé est bien plus qu’un exercice comptable. « Dans la vie d’une entreprise, il s’agit d’une étape importante qui nécessite une planification soignée », dit Sophie Bureau, associée en recherche en comptabilité chez Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Pour réussir sa transition, voici ce qu’elle suggère :


> Définir les rôles et les responsabilités des personnes à l’interne et des conseillers externes. « Il faut s’entendre sur qui fait quoi et établir un échéancier. Il faut évidemment s’assurer que les employés possèdent les connaissances suffisantes. »


> Choisir la date de transition : adopte-t-on les normes de façon anticipée ou attend-on en 2011 ?


> Choisir les exceptions appropriées au moment de la transition.


> Choisir les méthodes comptables que l’on appliquera. « Les normes sont changées. Dans certains cas, il n’y a pas de choix de méthode, il faut s’y plier. Mais dans certains cas, il y a des choix possibles. Il faut examiner les normes l’une après l’autre et choisir nos méthodes. »


> Calculer l’impact des changements de méthode à la date de transition.


> Rédiger les états financiers et les notes explicatives.


> Revoir les systèmes comptables (changer de logiciel comptable au besoin).


> Revoir certains rapports internes, car les chiffres ont peut-être changé.


> Déterminer quels contrats peuvent être concernés par les nouvelles normes. « Une entreprise dont les chiffres changent à la suite des nouvelles normes doit aller voir son banquier. Comme il y a des ratios à respecter, il faut s’assurer que tout est conforme. L’impact sera variable d’une entreprise à une autre. »


Autre étape importante du processus, la communication avec la direction, le conseil d’administration et tout autre comité. « Il ne faut pas arriver à la dernière minute et dire : ‘‘Euh, en passant, on a de nouveaux principes comptables’’ » souligne Mme Potvin qui avait pris soin d’informer la direction dès le début du projet pour l’aviser que la comptabilité changerait en 2011. « Il faut tenir les dirigeants informés durant tout le processus. C’est important pour qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises. L’autre démarche que je n’ai pas encore faite, mais que je ferai bientôt, c’est de communiquer avec nos investisseurs et nos banquiers. Il faudra prévoir un peu de formation avec eux afin de leur expliquer les changements et les conséquences », souligne Mme Potvin.


 


 


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