La différence d'une équipe d'ingénieurs

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Mars 2017

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Usine d'Exo-s

Diplômé en génie mécanique de l’École de technologie supérieure en 1999, Emmanuel Duchesne a fait ses classes dans l’industrie chez Camoplast (devenue depuis Camso), près de Magog. Il a d’abord été chargé de projet pour le développement de produits, puis il a gravi les échelons, dirigeant l’ingénierie, puis toute la division des thermoplastiques.


Et c’est cette division qu’il a achetée avec un groupe de gestionnaires en 2012 pour fonder Exo-s. «Camoplast s’était concentrée dans les produits de caoutchouc, rappelle M. Duchesne, de telle sorte que le groupe des thermoplastiques ne représentait plus que 5% des revenus totaux d’un milliard $. Quand on l’a racheté, le groupe comptait 450 employés. Aujourd’hui, Exo-s en compte 800.»


Le fil conducteur de la carrière de M. Duchesne est le développement de produits, l’activité qui représente aujourd’hui l’âme d’Exo-s. «Les ingénieurs sont au cœur de notre stratégie de valeur ajoutée pour les clients, dit-il. On en trouve une douzaine au siège social, spécialisés dans le développement de produit et quelques-uns dans chacune de nos usines.»


Pour rivaliser avec des compétiteurs qui sont souvent dix fois plus gros, Exo-s s’est spécialisée dans quelques produits d’auto, notamment les couvercles de moteur, les réservoirs de liquide de refroidissement, les systèmes de ventilation. Or, l’innovation est une donnée fondamentale du secteur. La majorité des entreprises thermoplastiques fabriquent quelques produits, mais en séries interminables. Dans l’industrie automobile, les pièces changent sur une base annuelle. Exo-s est donc appelée à constamment se réinventer pour répondre aux besoins toujours différents de ses clients.


Innovation2


Autour du noyaux d’ingénieurs gravite une équipe multidisciplinaire de chimistes, de dessinateurs, de spécialistes des matériaux, de concepteur de moules, des responsables du contrôle de qualité. Leur travail est coordonné par les ingénieurs chargés de projet qui, chacun, fait le lien avec les clients comme General Motors et Chrysler.


Ces équipes ne s’occupent pas seulement de concevoir des produits; elles veillent à ce qu’ils soient dès le départ optimisés pour la fabrication. Ce qui veut dire que la conception peut entraîner des innovations dans les procédés manufacturiers. «C’est ce qui fait notre force, insiste M. Duchesne. On ne fait pas que concevoir la pièce la plus performante, mais le procédé de fabrication le plus performant aussi.»


Un développement récent illustre bien tout ce processus. Une décision chez General Motors a mené au choix, pour ses couverts de moteur, d’une résine qui peut résister au feu, décision qui a eu pour conséquence de doubler les coûts de matière première. La réponse des concepteurs d’Exo-s a été de mettre au point un nouveau couvert qui intégrait deux résines, dont une qui résiste au feu, permettant à GM d’économiser 25% sur les matières premières.


Pour procéder à la fabrication, les ingénieurs d’usine ont repéré une presse qui permet la co-injection des deux formes de résine et en ont acheté une au prix de plusieurs millions $. Une deuxième devrait être acheté sous peu.


Virage électrique


Exo-s se prépare à un grand virage vers le véhicule électrique et travaille déjà dans cette voie avec Volkswagen et Ford. «On le voit comme une opportunité importante, dit-il, puisque la quête d’une plus grande autonomie des véhicules va entraîner une transition du métal vers le plastique. On compte bien y faire jouer nos compétences en conception et en fabrication.»


Et Exo-s ne le fera pas seulement pour les véhicules eux-mêmes, mais pour l’électrification des transports en général. Elle espère ainsi collaborer avec Hydro-Québec, notamment pour les bornes de recharge. «C’est un de plusieurs secteurs où notre technologie ignifuge, par exemple, pourrait servir», fait ressortir M. Duchesne.


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