«Je veux que l'ÉTS soit un endroit où se créent beaucoup d'entreprises» - Pierre Dumouchel, directeur général

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Septembre 2014

«Je veux que l'ÉTS soit un endroit où se créent beaucoup d'entreprises» - Pierre Dumouchel, directeur général

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Édition du 13 Septembre 2014

« Ma grande ambition est que l’ÉTS devienne d’ici 2024 une école de génie de calibre mondial », dit Pierre Dumouchel, son nouveau directeur général.

Cliquez ici pour consulter le dossier sur les 40 ans de l'ÉTS


Plus de 17 000 diplômés, une centaine de programmes de formation, 7 600 étudiants, dont 2 000 aux cycles supérieurs, 30 millions en budget de recherche. Depuis sa naissance en 1974, l'École de technologie supérieure a su faire sa place. Il a pourtant fallu de la persévérance aux dirigeants historiques de l'ÉTS pour faire accepter son modèle unique. Mais, année après année, l'École a réussi à imposer son style. La croissance du nombre d'étudiants le prouve. À 40 ans, elle infléchit quelque peu sa trajectoire en développant les cycles supérieurs et en mettant l'accent sur l'entrepreneuriat et l'innovation.


«L'École va très bien !» se réjouit Pierre Dumouchel. Le nouveau directeur général de l'ÉTS est entré en fonction en février. Les signes de bonne santé sont nombreux, selon lui : pas de déficit, une augmentation de plus de 50 % du nombre d'étudiants inscrits au cours des cinq dernières années et un taux de placement de près de 100 %. «Souvent, les étudiants ont un emploi avant même la fin de leurs études, comme c'est le cas pour les trois quarts des étudiants en génie logiciel, par exemple. Les autres reçoivent en moyenne 24 offres d'emploi !» précise le directeur.


L'ÉTS a fait bien du chemin depuis sa création. Les inscriptions ont fortement augmenté (1 500 de plus annuellement), les programmes se sont enrichis. L'École sait que, pour maintenir sa place dans la formation des ingénieurs et rester une partenaire de choix des entreprises, elle doit se remettre sans cesse en question. «Notre défi est de répondre aux besoins de l'industrie. Cependant, les entreprises ont des besoins à très court terme alors qu'il nous faut invariablement de trois à cinq ans pour former un ingénieur. Il ne faut pas que nos apprentissages soient obsolètes quand les étudiants sortent sur le marché du travail», souligne Pierre Dumouchel. L'École reste donc à l'affût des domaines du génie en émergence. Elle a ainsi créé récemment des programmes en technologies de l'information, en génie logiciel, en génie des opérations de logistique, et elle réfléchit à mettre en place un programme en gestion de l'environnement.


Plus d'étudiants à la maîtrise et au doctorat


Sur le plan des effectifs, la croissance à venir se fera surtout dans les cycles supérieurs. L'École s'attend en effet à une certaine stabilisation au premier cycle. «On a atteint le maximum de techniciens pouvant entrer à l'ÉTS», constate Patrice Catoir, directeur de la planification et du développement du campus. La voie de développement de l'ÉTS passera donc désormais par les programmes de maîtrise et de doctorat, qui comptent aujourd'hui plus de 2 000 étudiants (près de 400 au doctorat) sur les 7 600 inscrits au total. «Il faut trouver notre voie. On pourrait par exemple être numéro un pour les brevets de transfert technologique», estime le directeur des affaires académiques et des relations avec l'industrie, Jean-Luc Fihey. Les cinq salles de classe qui seront construites cet automne permettront d'assurer cette croissance, selon Pierre Dumouchel.


Mais le défi de taille qui se présente est d'embaucher le nombre de professeurs nécessaire. Il faudrait en recruter une quarantaine pour répondre aux besoins. Dix le seront déjà cette année. Mais la concurrence est forte. «Or, nous avons une difficulté supplémentaire, c'est que nous exigeons de nos professeurs qu'ils soient ingénieurs, francophones et qu'ils aient une expérience ou une affinité particulière avec l'industrie et la recherche appliquée», reconnaît le directeur général.


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