«Je veux que l'ÉTS soit un endroit où se créent beaucoup d'entreprises» - Pierre Dumouchel, directeur général

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Septembre 2014

«Je veux que l'ÉTS soit un endroit où se créent beaucoup d'entreprises» - Pierre Dumouchel, directeur général

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Septembre 2014


Une école d'envergure mondiale


Le développement des cycles supérieurs va de pair avec une internationalisation de l'École qui lui permettra d'être mieux reconnue à l'étranger et d'attirer des étudiants et professeurs de qualité. Actuellement, par exemple, l'ÉTS n'attire qu'un peu plus de 3 % des étudiants français qui viennent poursuivre leurs études au Québec contre plus de 6 % à Polytechnique, un score améliorable selon M. Dumouchel. D'ailleurs, lors de son investiture, en avril, le nouveau directeur général l'affirmait : «Ma grande ambition est que l'ÉTS devienne d'ici 2024 une école de génie de calibre mondial.»


Faut-il alors imaginer des antennes partout dans le monde ? «Ça ne se fera pas par la voie de la délocalisation, affirme tout de suite le directeur. Ça passera par notre matière première que sont les professeurs et les élèves, notamment ceux des deuxième et troisième cycles. Je souhaite attirer des étudiants étrangers de qualité qui, une fois formés, porteront notre image et notre réputation dans le monde entier. Le rayonnement international de l'ÉTS se fera par les entreprises.»


Développer l'entrepreneuriat


Ces orientations exigent «un virage vers l'innovation et l'entrepreneuriat», poursuit Jean-Luc Fihey, de façon à avoir des projets de recherche attractifs et porteurs, mais aussi des débouchés pour les innovations et des emplois pour les étudiants. Le Quartier de l'innovation, le Centech, le développement d'Ingo sont autant de réalisations orientées vers ce but.


Le directeur général veut aussi donner un coup d'accélérateur à la recherche. Son objectif : d'ici cinq ou dix ans, avoir 40 chaires de recherche contre 26 actuellement et un budget de 70 millions contre 30 aujourd'hui. «Il faut être à l'affût des nouveaux domaines de recherche, trouver de nouveaux procédés, de nouveaux produits et les transférer à l'industrie, martèle Pierre Dumouchel. Nous allons renforcer l'environnement déjà propice à la recherche dans l'École.» Elle possède déjà sept chaires institutionnelles dans des domaines porteurs, notamment environnementaux. «Il nous faudra également augmenter le nombre de partenaires pour accroître l'impact de notre travail de recherche. Le carrefour d'innovation Ingo, qui accueille des entreprises innovantes désirant bonifier leur partenariat de recherche et de transfert technologique avec l'ÉTS, va dans ce sens. Il est appelé à prendre de l'expansion.»


Pierre Dumouchel veut également faire en sorte que «l'ÉTS soit un endroit où se créeront beaucoup d'entreprises». Et pour cause : «C'est une manière de valoriser nos technologies, de les transférer», déclare le directeur général, qui sait que la fibre entrepreneuriale est déjà forte parmi les étudiants de l'ÉTS. «On dit que 3,5 % des Québécois l'ont ; je ne serais pas surpris que le taux à l'ÉTS soit plutôt du double ! Mais il faut diffuser la culture de création d'entreprises. On veut créer un milieu favorable à cela. Les ingénieurs ont les idées, mais ils ont besoin d'un accompagnement administratif», reconnaît Pierre Dumouchel. Des outils sont déjà en place : un microprogramme d'entrepreneuriat et le Centech, un incubateur d'entreprises qui guide déjà les diplômés (futurs) chefs d'entreprise sur les plans financier, légal, de la constitution d'entreprise, etc.


Pour donner corps à sa vision et se donner les moyens d'atteindre ses objectifs, Pierre Dumouchel a procédé à un remaniement de l'organigramme de l'école le 5 septembre. Pour matérialiser l'accent donné à la recherche, il a créé une direction des affaires professorales, de la recherche et des partenariats. Auparavant, la recherche était dans la même direction que l'enseignement, «ce qui faisait beaucoup puisque ce sont nos deux missions principales», souligne le directeur. Il a aussi pris sous sa gouverne les dossiers centraux de sa stratégie : l'entrepreneuriat (et donc le Centech et le carrefour d'innovation Ingo) et l'innovation, une partie de ce secteur ayant été transférée au Quartier de l'innovation. Par conséquent, la direction de l'innovation et des relations avec l'industrie a été supprimée mais ce deuxième volet est pris en charge par une nouvelle sous-direction qui dépend de Jean-Luc Fihey, désormais directeur des affaires académiques et des relations avec l'industrie.


Cliquez ici pour consulter le dossier sur les 40 ans de l'ÉTS


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