Une pépinière pour faire grandir les jeunes pousses

Offert par Les Affaires


Édition du 13 Septembre 2014

Une pépinière pour faire grandir les jeunes pousses

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Édition du 13 Septembre 2014

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Maadi Group, des ponts prêts-à-monter

C'est dans le Midwest américain que l'idée de Maadi Group a germé dans l'esprit d'Alexandre de la Chevrotière, diplômé de l'ÉTS en génie mécanique en 1998 et pdg de l'entreprise. C'est au Centech, à Montréal, que l'entreprise a pris son envol. Aujourd'hui, elle emploie six personnes, détient quatre brevets, a des clients dans le monde entier et a franchi le cap du million de dollars de chiffre d'affaires depuis trois ans.

Maadi Group a conçu, fabrique et vend dans le monde entier des ponts en kit. «Je cherchais un emploi quand j'ai rencontré quelqu'un qui m'a donné l'idée de créer une structure de pont sur le principe des produits à monter d'IKEA», se souvient Alexandre de la Chevrotière, 43 ans. Des recherches et un retour au Québec plus tard, le concept «Make a bridge» était créé. Une fois le financement trouvé, il ne restait plus qu'à chercher des locaux et un accompagnement pour les aspects administratifs. Le jeune homme a obtenu l'aide du Centech en 2005.

Fini l'accueil de financiers ou de clients dans le salon d'un appartement d'étudiant du Plateau-Mont-Royal. L'entreprise s'est installée dans les locaux de l'incubateur, a reçu une aide au démarrage, des conseils pour créer l'entreprise et la financer. Il y a trouvé des possibilités de réseautage et surtout l'accès libre aux laboratoires de l'ÉTS, un atout important pour une jeune entreprise basée sur un produit issu de l'innovation et de la recherche. «Ça a catapulté l'image de l'entreprise, estime Alexandre de la Chevotière. Ça nous a donné de la crédibilité.»

Après quatre ans d'accompagnement, l'entreprise a commencé à voler de ses propres ailes. Elle sera en mesure très prochainement de construire un pont par jour dans une toute nouvelle usine.

Maadi Group, des ponts prêts-à-monter
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Mecademic, des robots en incubation

Le parcours de Jonathan Coulombe, 32 ans, ancien machiniste en aérospatiale pendant 10 ans et ingénieur diplômé de l'ÉTS en 2013, est peu commun. Actuellement en maîtrise, lui qui a toujours rêvé d'avoir son entreprise est aussi président de Mecademic. Son job : concevoir et fabriquer des robots manipulateurs industriels en format réduit pour le domaine de l'enseignement.

Accueillie au Centech depuis un an et demi, Mecademic en est presque à l'étape de la commercialisation de son premier robot d'ici la fin de l'été. Le deuxième, un bras robotisé en très petit format, est déjà en préparation. Jonathan Coulombe entend faire connaître son entreprise avec le premier robot et ainsi tester la réponse du marché. Il est optimiste : «Notre niche en robotique est peu exploitée et les premiers contacts sont positifs.»

En attendant, son «objectif est de rester au Centech le temps de mettre au point les deux premiers robots, explique-t-il. C'est un domaine qui demande une équipe d'ingénieurs et de techniciens qualifiés, ce qui coûte cher». Au Centech, il a accès à des locaux à des prix avantageux ainsi qu'aux laboratoires spécialisés où il travaille en partenariat avec un professeur qui joue le rôle de conseiller. «Le Centech me guide sur beaucoup d'aspects comme la vente, car en tant qu'ingénieur et ancien machiniste, ce ne sont pas des notions que j'ai acquises durant mes études», reconnaît le jeune chef d'entreprise.

Jonathan Coulombe sait qu'au bout de trois ans d'accueil au Centech, son entreprise est censée en sortir. «Il va me falloir une équipe, des locaux. Ça va demander plus d'argent.» Une étape délicate qu'il prépare déjà.

Mecademic, des robots en incubation
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Timecrumbs, une application en rodage

L'un termine un bac en gestion à HEC Montréal, l'autre, un bac en technologie de l'information à l'ÉTS. Alex Le Moëligou et Francis Poirier, 28 ans tous les deux, n'en avancent pas moins sur la conception de leur application Web, Timecrumbs, destinée aux travailleurs autonomes et consultants désireux d'être rémunérés pour de petites tâches supplémentaires hors contrat.

La troisième version de l'application est en cours. «On va bientôt trouver des clients potentiels pour la tester», explique Alex Le Moëligou. Ils travaillent également sur d'autres projets. Leur objectif est de se spécialiser dans la conception d'applications en ligne.

Les deux entrepreneurs ont choisi de s'installer au Centech en janvier 2013, même s'ils n'ont pas besoin d'avoir accès aux laboratoires de l'ÉTS. «Notre produit demande beaucoup d'investissement et de temps de développement. Ici, on a des bureaux à un prix très abordable, on a accès à un réseau de contacts, des conseils pour demander différents financements [bourses, crédits d'impôt, etc.], des outils [pour dresser un bilan prévisionnel d'entreprise, par exemple] et de l'aide pour trouver un mentor qui nous accompagnera dans la phase de commercialisation», précise Alex Le Moëligou. En contrepartie, le Centech prend un pourcentage de l'entreprise qu'il revend aux propriétaires ou à d'autres investisseurs au bout de cinq ans.

La conception de Timecrumbs avance bien. L'entreprise a même un employé : un stagiaire de l'ÉTS chargé de mettre au point la plateforme mobile. La boucle est bouclée.

Timecrumbs, une application en rodage
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Effenco, des systèmes hybrides depuis près de 10 ans

David Arsenault, Dany Fouquet et Benoît Lacroix, tous les trois au début de la trentaine, ont profité de leurs études à l'ÉTS pour faire une maîtrise et un doctorat sur le développement de systèmes hybrides pour véhicules lourds visant à réduire la consommation d'énergie et d'essence grâce à la récupération de l'énergie de freinage.

Une fois le procédé mis au point, ils ont commercialisé le produit et lancé leur entreprise, Effenco, restée dans le giron du Centech de 2005 à 2008. Aujourd'hui, ils emploient 12 personnes, principalement des ingénieurs, car la technologie évolue rapidement et le marché, bien qu'embryonnaire, est très concurrentiel, selon David Arsenault, vice-président, ingénierie. Effenco vend son procédé en Amérique du Nord ainsi qu'en Angleterre et veut trouver des ententes de distribution dans d'autres pays.

Lors de sa création, leur activité présentait un défi : «Comme nous sommes dans les technologies vertes, nous avons besoin d'investir beaucoup en recherche et développement, et les marges de profit sont réduites», résume David Arsenault. D'où l'intérêt d'être hébergé, dans les premiers temps, dans un incubateur. «Outre des locaux à bas prix, une bourse et l'accès aux laboratoires, le Centech nous a donné des armes pour savoir mener une entreprise et devenir des entrepreneurs. Sans le Centech, je ne suis pas sûr que je me serais lancé sans cela», reconnaît le jeune homme, qui n'a pas pu se verser de salaire pendant cinq ans.

Au bout de trois ans, les locaux étaient devenus trop petits et Effenco devait voler de ses propres ailes. Les trois entrepreneurs ont alors déménagé et se sont équipés pour leurs travaux de recherche et développement grâce à des investisseurs privés.

 

Effenco, des systèmes hybrides depuis près de 10 ans

Cliquez ici pour consulter le dossier sur les 40 ans de l'ÉTS


L'ÉTS, sous la gouverne de Pierre Dumouchel, veut donner un coup d'accélérateur à l'entrepreneuriat au sein de l'École. Le Centech mène déjà une mission d'incubateur d'entreprises depuis près de 10 ans. Depuis sa création, 26 entreprises actives ont été démarrées et 24 incubées. Voici le parcours de quelques-unes des compagnies en émergence encore dans le giron du Centech ou solidement installées après un passage dans l'incubateur.


Le Centech, centre de l'entrepreneurship technologique, a le vent en poupe. L'année dernière, il a décroché le prix de l'incubateur de l'année remis par la Canadian Association of Business Incubation (CABI), qui a d'ailleurs choisi le Centech pour tenir sa conférence annuelle du 26 au 28 octobre.


Il envisage d'ailleurs de devenir, en plus d'un incubateur, un accélérateur. Aujourd'hui, le Centech accompagne les entreprises en démarrage dans les phases d'émergence, de prototypage et de commercialisation. Il souhaite apporter son soutien également aux entreprises en croissance. Le but : «faire migrer avec succès [les petites entreprises] vers des moyennes entreprises [afin de] catalyser le potentiel de croissance des entreprises technologiques manufacturières du Québec», est-il précisé dans le rapport d'activité 2012-2013 du Centech. Pour ce faire, il créera un fonds de capital de risque, le Captech.


Il s'agit d'un tournant dans l'existence du Centech qui a atteint une certaine maturité depuis sa création en 1996. Le chiffre d'affaires cumulé des entreprises qui ont vu le jour au Centech s'élève à 50 millions de dollars et elles ont créé 510 emplois, selon le Centre.


Un accompagnement administratif et technologique


Le succès du Centech tient au fait qu'il propose, outre des locaux à prix modique, des services d'accompagnement pour chaque phase de démarrage d'une entreprise : montage du plan d'affaires, demande de crédit d'impôt, commercialisation du produit, conseils pour la recherche de personnel adéquat (directeur des ventes, etc.), ainsi de suite. Diverses formations sont données sur les aspects juridiques et comptables de la création d'une entreprise : propriété intellectuelle, fiscalité, contrats entre actionnaires. En tant qu'incubateur technologique, il offre également l'accès à certains laboratoires de l'ÉTS, et les entreprises incubées peuvent obtenir le soutien des professeurs. Elles peuvent aussi bénéficier d'un prêt du fonds de capital d'amorçage pour l'étape de prototypage ou recevoir des bourses d'émergence allant de 5 000 à 15 000 $.


Depuis deux ans, le Centech accepte des projets menés par des universitaires même s'ils ne sont pas inscrits à l'ÉTS. La condition essentielle pour qu'une candidature soit acceptée : proposer une idée novatrice à potentiel commercial. Les projets sont accueillis dès la phase de démarrage d'une entreprise. En contrepartie de son soutien, le Centech détient une participation de 5 % du capital-actions des entreprises. Une participation que les sociétés se font un plaisir de lui racheter dès qu'elles volent de leurs propres ailes.


Le mini baja, véhicule tout terrain, lors d’une compétition.


Les clubs étudiants, premier pas vers l'entrepreneuriat


Le premier club étudiant scientifique de l'ÉTS a vu le jour en 1989. Peu à peu, plusieurs clubs ont été mis en place et ont participé à des compétitions nationales et internationales dans lesquelles ils ont remporté de nombreux succès. Il existe 21 clubs étudiants aujourd'hui au sein de l'ÉTS dans des domaines aussi variés que les robots autonomes, les véhicules éoliens, le développement de jeux vidéos ou encore la motoneige écologique.


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Contrats publics

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Santé psychologique

Mardi 22 janvier


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