Trois chantiers de plus de 50 M$ au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Juin 2017

Trois chantiers de plus de 50 M$ au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Juin 2017

Par Claudine Hébert

Depuis 2011, la Ville de ­Gatineau procède à la modernisation de toutes ses usines de production d’eau potable, un investissement de plus de 160 M$.

Routes, hôpitaux, traversiers, usines de traitement des eaux usées, lieux culturels, palais de justice... Le Plan québécois des infrastructures prévoit investir plus de 88 milliards de dollars d'ici 2026 dans plusieurs régions de la province. Voici quelques-uns de ces chantiers publics dont la facture dépasse 50 millions de dollars (M$).


Baie-Saint-Paul : c'est la faute à la faille de Logan


Comment le simple agrandissement d'un CHSLD à Baie-Saint-Paul s'est-il transformé en reconstruction complète de l'hôpital de la ville ? C'est la faute à la faille de Logan !


C'est en faisant, il y a 10 ans, des travaux d'analyse de sols et de la structure pour agrandir le CHSLD rattaché à l'hôpital que les ingénieurs ont eu une surprise : le bâtiment complet reposait sur des sols liquéfiables dans une des zones sismiques les plus actives du pays. En d'autres mots, il suffisait d'un tremblement de terre de plus de 6,5 sur l'échelle de Richter pour que l'établissement hospitalier s'effondre. On a donc reconstruit un hôpital tout neuf, moderne, climatisé et mieux ventilé, juste à côté, créant ainsi le plus important chantier de l'histoire de Charlevoix.


Des travaux de stabilisation des sols, en utilisant notamment la technique du vibro-remplacement, une variante du vibro-compactage, ont été nécessaires, explique le cochargé de projet Nelson Côté. Le bâtiment, dont les travaux ont été confiés à la firme Pomerleau, est par ailleurs constitué de quatre blocs distincts qui permettent à la structure de bouger sans nuire à la solidité de l'infrastructure en cas de séisme.


Initialement, les travaux devaient coûter 326 M$. La facture a été réduite à 275 M$. «Cette réduction de coût s'explique en grande partie par le travail 3D effectué par la firme Pomerleau. De plus, la proposition de l'échéancier de la firme bat la nôtre», soulève Nelson Côté. Un exemple ? La partie du CHSLD, qui comprend une centaine de lits, a été livrée en avril. Le déménagement des patients est prévu début juillet. Compte tenu des délais, les plans prévoyaient la construction d'une cuisine temporaire qui serait terminée en novembre 2017, avec les autres sections de l'hôpital. Le bâtiment a finalement été livré avec une cuisine 100 % complète.


Rouyn-Noranda : contourner un centre-ville... et 15 feux de circulation


Depuis plus de 40 ans, les résidants et les commerçants de Rouyn-Noranda réclamaient une voie de contournement du centre-ville, qui est actuellement traversé par la route transcanadienne 117. Ils l'auront enfin, d'ici l'automne 2018.


Le nouveau tronçon de 7,7 km permettra à plus de 3 500 véhicules, incluant 700 camions dont certains transportent des matières dangereuses, d'éviter la rue Principale et ses belles terrasses ainsi que 15 feux de circulation. Une zone qui, par surcroît, est le site de nombreux accidents en raison de la circulation dense, précise Yves Coutu, directeur général du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports pour l'Abitibi. Le coût pour les travaux, le déplacement des services publics, les acquisitions, la conception et la surveillance de ce projet est évalué à 85 M$.



Signé par les firmes WSP et Stantec, le projet a toutefois failli être mis en péril, signale l'ingénieur civil Yves Coutu. Il fallait trouver un moyen de disposer des sols contaminés. «Il en aurait coûté plus de 10 M$ pour transporter les 150 000 m3 de sols contaminés vers un site à proximité de Montréal. Heureusement, dit-il, une entente a été conclue avec la fonderie Horne, qui appartient à Glencore, pour le transport et la disposition des sols dans des parcs à résidus miniers.»


Remarquez qu'en plus de bénéficier de cette collaboration, tout le roc qui est dynamité - plus de 80 % de la surface de la nouvelle route en est constitué - est concassé en gravier et utilisé pour la construction de la route.


L'autre grand défi, soulève M. Coutu, est de composer avec la présence de sols argileux qui se retrouvent sur au moins 20 % de la superficie du nouveau tronçon, à divers endroits. «Sept secteurs de la nouvelle route passent sur des sols à faible capacité portante», dit-il. Des sols qu'il faut au préalable stabiliser par diverses techniques (surcharge, drains verticaux, contrepoids, consolidation accélérée, remblais légers). Ces étapes expliquent d'ailleurs la longue durée des travaux.


Entamés à l'été 2015, les travaux de structure prendront fin cet automne. Au printemps 2018, on s'attaquera à l'asphaltage, à l'aménagement paysager et à la construction de deux carrefours giratoires.


Gatineau : moderniser des usines d'eau potable qui fonctionnent 24 heures sur 24


Depuis 2011, la Ville de Gatineau procède à la modernisation de toutes ses usines de production d'eau potable. Un investissement de plus de 160 M$. D'abord, elle veut répondre aux besoins de consommation de sa population en forte croissance. Surtout, elle désire être prête en cas de bris d'équipement majeur ou d'éclosion de cyanobactéries.


Après les usines d'Aylmer et de Buckingham, c'est au tour de l'usine de la section Hull, qui s'alimente en eau brute à partir de la rivière des Outaouais, de faire l'objet de travaux ce printemps. Cette modernisation, dont le coût s'élève à 60 M$, prendra fin à l'automne 2019. De nouveaux équipements plus perfor- mants et plus compacts, fabriqués par Veolia Water Technologies, permettront d'augmenter la production d'eau potable de plus de 50 %. «Ces travaux s'effectueront presque entièrement sous le toit du bâtiment actuel. Un agrandissement d'à peine 10 % de superficie sera nécessaire», signale André Cadieux, directeur service des infrastructures à la Ville de Gatineau.


Par conséquent, ces travaux posent tout un défi : ils vont se dérouler dans un contexte où il faut maintenir la production d'eau potable, qui atteint presque sa pleine capacité de 80 000 m3 par jour. Cela va impliquer l'arrêt total des trois chaînes de traitement, à tour de rôle, soulève M. Cadieux. Voilà pourquoi l'installation des nouveaux équipements s'effectuera pendant les mois d'hiver 2018 et 2019, des périodes où la population réduit sa consommation d'eau, dit-il. Les travaux civils et de structure représentent environ le tiers des coûts, alors que ceux associés aux procédés en représentent près de 40 %. Notez que le procédé d'interozonation, efficace contre les cyanobactéries, a été recommandé à la suite d'une étude de traitabilité réalisée par la Chaire industrielle CRSNG en eau potable de Polytechnique Montréal.


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