Se fiinancer avec les crédits d'impôts

Publié le 18/11/2011 à 09:00, mis à jour le 18/11/2011 à 08:53

Se fiinancer avec les crédits d'impôts

Publié le 18/11/2011 à 09:00, mis à jour le 18/11/2011 à 08:53

Il n’est pas toujours évident pour une entreprise, en particulier si elle est en démarrage, de trouver de l’argent.


C’est pourquoi plusieurs n’hésitent pas à faire appel au financement de crédits d’impôts. Pour CVT Corp., leader dans la conception et la fabrication de transmissions à variation continue, cette décision a été cruciale. « L’ampleur du financement a créé un effet de levier qui a convaincu d’autres partenaires », explique Daniel Girard, président.


Comment ça fonctionne? Les entreprises admissibles aux crédits d’impôt à la R&D, à ceux liés à l'augmentation de la masse salariale et aux autres crédits reconnus peuvent financer la valeur des retours attendus. Quand elles toucheront leurs crédits, elles rembourseront ce prêt.


Pour estimer le montant du prêt, les prêteurs utilisent les prévisions des entreprises. « Mais pour se donner une marge de manœuvre, ils financent seulement 75 % des crédits escomptés », dit Nathalie Dubord, directrice du développement des affaires de CAE Capital.


Pour une entreprise momentanément en manque d’argent, l’offre est alléchante. Elle peut financer les crédits d’impôt d’une année financière terminée, d’une année en cours et d’une année future. Ces entrées d’argent peuvent lui permettre de financer des projets, de payer ses frais fixes, etc.


Les prêts accordés vont de 50 000 à 500 000 $. Ils sont souvent assujettis d’une garantie de perte, de 80 %, d’Investissement Québec. Ce qui permet aux entreprises de payer des frais d’intérêt plus raisonnables.


Les intérêts varient selon le risque que représente le financement. « Les PME peuvent tout de même s’en sortir avec des taux de 7,5 à 10 %, dit Mme Dubord. Les banques à charte offrent des taux plus intéressants, mais les ratios financiers utilisés dans leur analyse sont difficiles à rencontrer. »


Chose à signaler, il ne faut pas attendre d’être à court de liquidités pour demander ce financement. « Le temps qui s’écoule entre le dépôt du dossier complet et la réception de l’argent est d’au moins 10 jours », souligne Nathalie Dubord.

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