Santé des employés au travail : une garantie de productivité !

Publié le 20/10/2016 à 10:33

De nombreuses études le confirment : un employé en bonne santé est un employé plus productif. Voici quelques pistes de réflexion pour placer le mieux-être au cœur des priorités, et favoriser du même coup la vitalité de son entreprise.


Une foule de facteurs peuvent affecter la santé des employés, qu’elle soit physique, mentale ou financière, et avoir un impact sur leur productivité. Plusieurs recherches montrent d’ailleurs qu’il existe un lien bien réel entre les deux.


Ainsi, 59 % des travailleurs souffrent d’une ou de plusieurs maladies chroniques, soit plus d’un individu sur deux(1). Dans le secteur privé, les employés s’absentent environ huit jours par an, majoritairement pour cause de maladie. Leur charge de travail étant transférée à leurs collègues, la santé de ces derniers devient alors plus à risque.


L’impact des problèmes de santé mentale sur les entreprises est tout aussi considérable, et chaque semaine, environ un demi-million de Canadiens sont incapables de travailler pour cette raison. D’ailleurs, une réclamation sur trois approuvée en invalidité à long terme est causée par un problème de santé mentale, et dans presque la moitié des cas, l’absence dure plus de six mois.


Ces difficultés peuvent aussi se traduire par du présentéisme, autrement dit des individus qui se rendent sur leur lieu de travail, mais qui ne parviennent pas à accomplir leurs tâches avec autant de diligence et d’efficacité que d’habitude.


Les soucis financiers constituent aussi un lourd fardeau. Ainsi 42 % des Canadiens considèrent l’argent comme leur plus grande source de stress(2), et déclarent consacrer 13 % de leur journée de travail à régler un problème financier.


Tous ces éléments ont un effet domino qui accentue le mal-être des travailleurs. En fin de compte, le poids financier sur les entreprises est énorme. Selon le Conference Board du Canada, l’absentéisme dans les sociétés canadiennes leur coûte environ 24 $ par tranche de 1 000 $ de salaire brut versé, soit 2,4 % de leur masse salariale, et ce, pour un total de plus de 16 milliards de dollars par an ! De quelle façon les employeurs peuvent-ils contribuer à inverser la tendance ?


Des programmes de soutien
Différentes mesures peuvent être implantées en entreprise pour améliorer la santé globale des travailleurs. Tout d’abord, les programmes d’avantages collectifs, qui incluent notamment des assurances vie et invalidité, des assurances de soins médicaux et dentaires, des programmes d’aide aux employés, etc. « Ce type de programme permet non seulement de prendre soin de sa santé, mais également d’atténuer le stress financier que le paiement de frais reliés à ces soins aurait pu causer », souligne Robert Dumas, président de la Financière Sun Life Québec. Il en va de même pour les REER collectifs et autres outils qui facilitent la planification de la retraite.


Moins connus, mais très complémentaires, les programmes de mieux-être s’attaquent pour leur part à la source du problème et favorisent la prévention et l’amélioration de la santé des employés. Dans sa forme la plus simple, un programme peut encourager l’activité physique ou la détente en milieu de travail (aménagement d’une salle de sport, cours variés, clubs de marche, de yoga, etc.). Il est également possible d’organiser des ateliers sur la nutrition, sur la conciliation travail-famille, ainsi que sur les finances personnelles et la planification de la retraite.


« De plus en plus d’entreprises cherchent aussi à mieux cibler les besoins, en proposant des programmes qui tiennent compte de leur environnement spécifique. Par exemple, dans une société en processus d’acquisition, des ateliers en gestion du stress et du changement pourraient s’avérer très utiles et appréciés des employés », indique Robert Dumas. Pour aller encore plus loin, certaines entreprises mettent en place une approche plus individuelle, en offrant par exemple un bilan de santé jumelé à des conseils personnalisés pour chaque individu.


Des stratégies efficaces et financièrement avantageuses
Ces stratégies fonctionnent-elles ? Absolument ! Ainsi, une étude de l’Université Harvard a calculé que chaque dollar investi par une entreprise dans le mieux-être de ses employés rapporte environ 2,73 $.


Les employés qui ont participé à des suivis de santé et à des activités de mieux-être disent aussi avoir plus d’énergie au travail, dans une proportion d’un sur cinq, selon les résultats préliminaires d’une étude indépendante réalisée pour le compte de la Financière Sun Life par la Ivey School of Business à la University of Western Ontario. Les répondants ont également mentionné qu’ils gèrent mieux leur stress et qu’ils s’absentent moins souvent du travail (1,5 jour de moins par personne et par an).


« Les employés n’apprécient pas seulement les bienfaits des activités de santé et de mieux-être. On constate aussi qu’une bonne gestion intégrée de la santé favorise leur engagement, en plus de contribuer à l’attraction et à la rétention des ressources humaines, un facteur très précieux en cette période de vieillissement et de pénurie de main-d’œuvre », précise M. Dumas.


Quelles sont les conditions gagnantes pour que ces programmes atteignent leur plein potentiel ? Il faut tout d’abord que les travailleurs aient leur mot à dire sur le choix des activités proposées. Une approche sur une base continue est également de mise, car un ou deux ateliers par an sur la saine alimentation ne suffisent pas à changer la donne. Enfin, l’évaluation régulière des activités afin d’optimiser l’offre ainsi que l’engagement et l’implication de la direction dans les activités sont garants du succès. « Cela contribue à créer un esprit d’équipe au sein de l’entreprise, ce qui a toujours un effet positif », ajoute M. Dumas.


(1) Sanofi, Sondage sur les soins de santé, 2016
(2) Sondage Léger Marketing
(3) https://blog.shepell.com/fr/la-sante-financiere-des-employes-joue-un-role-primordial-dans-leur-sante-globale-et-le-rendement-dune-entreprise/


 

Le savoir d'entreprise c'est quoi ?

Par l'intermédiaire du Savoir d'entreprise, Les Affaires souhaite offrir à ses lecteurs des connaissances de pointe provenant d'organisations désireuses de partager leur expertise.

Les contenus sont produits par le Service de contenu Les Affaires en collaboration avec l'organisation. Notez qu'à aucun moment, les journalistes de Les Affaires ne participent à la rédaction de ces articles. Pour plus d'information sur ce produit, veuillez communiquer avec

À la une

Ventes agressives: Bell n'en a trouvé aucune preuve

«Un tel comportement serait tout à fait contraire aux valeurs de Bell», se défend l’opérateur canadien.

La France veut devenir une «startup nation»

Voici l'ambitieux plan de match de Paris pour stimuler la création d'entreprises et d'emplois en France.

Bourse: la nouvelle prévision audacieuse du stratège de BMO

15:38 |

BLOGUE. Son pronostic a de quoi attirer l'attention.