L’Internet des objets : l’arme secrète des leaders

Publié le 06/10/2015 à 08:08

Avec l’Internet des objets, le monde des affaires entre dans une toute nouvelle ère. Pour prendre une longueur d’avance sur vos concurrents, suivez le guide!


C’est un secret de Polichinelle : l’Internet des objets (IdO), ce réseau d’appareils qui communiquent entre eux sans intervention humaine au moyen de la connectivité IP, révolutionnera le monde des affaires. Un peu comme Internet l’a fait il y a une vingtaine d’années. Si vous ne le saviez pas, il y a de bonnes chances que vos concurrents, eux, aient déjà sauté dans le train…


Les promesses sont colossales : grâce à l’IdO, les entreprises – quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité – peuvent améliorer leur efficacité tout en accroissant leurs revenus. Si nous ne sommes encore qu’aux prémices de cette révolution, il y a fort à parier que peu de modèles d’affaires résisteront à la vague.


Cibler le créneau, creuser l’écart


Le Groupe Guilbault a décidé de prendre le virage en 2011. Même si cette entreprise mène des activités dans un secteur plutôt conservateur, soit le transport de marchandises par route, elle a fait évoluer son modèle d’affaires grâce à l’IdO pour mieux se démarquer de ses concurrents.


Le transporteur se spécialise notamment dans les charges partielles, soit la combinaison sur une même remorque de plusieurs marchandises de différents expéditeurs et destinataires. Autrement dit, au lieu de remplir un camion à un point A et de le décharger au point B, les 300 chauffeurs du Groupe Guilbault cueillent des palettes dans différents endroits et livrent leur cargaison à divers clients. Sur le plan logistique, c’est tout un casse-tête !


Du moins, ce l’était jusqu’à ce que l’entreprise développe une solution IdO il y a quelques années. Cette solution gère notamment les rendez-vous des camionneurs et permet aux gestionnaires de suivre leur parcours du bout des doigts. De leur côté, les chauffeurs transmettent des informations à la centrale par messagerie mobile.


Comme toutes les communications sont automatisées, l’IdO simplifie à la fois la tâche des répartiteurs et celle des chauffeurs. « Avant, il y avait beaucoup de paperasse à trier, explique Normand Hardy, gestionnaire des technologies de l’information au Groupe Guilbault. Quand le chauffeur revenait à l’entrepôt le soir, c’était la boîte à surprises… Maintenant, on peut réagir plus rapidement en cas d’imprévus. On est proactifs. »



Un client satisfait est un client fidèle


Le service à la clientèle a aussi fortement bénéficié du déploiement de l’IdO chez Groupe Guilbault. Désormais, les clients peuvent suivre le cheminement de leurs marchandises et savoir quand elles leur seront livrées. Une fonction populaire que l’ancien système ne permettait pas.


« Les clients nous disaient : “Comment se fait-il que je puisse acheter un gugusse à 5 dollars sur eBay et suivre son parcours sur Internet, mais que je ne puisse pas en faire de même pour une marchandise qui vaut des milliers de dollars ?” Il fallait s’adapter », dit Normand Hardy.


Le système implanté est désormais un argument de vente lors de négociations avec les clients potentiels. « Cela nous permet de nous démarquer », constate le gestionnaire.


Par où commencer ?


Le Groupe Guilbault a d’abord pensé adopter une solution clés en main, mais aucune des options proposées ne convenait parfaitement. L’organisation a donc développé une solution personnalisée grâce à laquelle elle peut assurer la communication avec les chauffeurs à la suite de l’analyse des besoins concrets de l’entreprise.


« Cela nous permettait d’optimiser nos processus d’affaires afin de mieux répondre aux demandes des clients, qui ont de plus en plus besoin d’information en temps réel », explique Daniel Gariépy, vice-président Finances du Groupe Guilbault.


Pour les PME, les applications de l’IdO sont généralement peu complexes et relativement faciles à mettre en place, indique Martin Bélanger, directeur général des ventes chez TELUS. En outre, elles permettent aux gestionnaires de progresser par étapes : nul besoin d’automatiser l’ensemble de vos activités du jour au lendemain.


Il s’agit d’abord de cerner les besoins, puis de connecter progressivement vos équipements et vos services en fonction des priorités. Selon l’ampleur de la tâche, l’intégration à l’IdO peut s’échelonner sur plusieurs années dans l’ensemble de l’entreprise. Elle peut aussi se limiter à un seul secteur d’activité : la livraison ou les appels de service, par exemple.


Logistique 3.0


Depuis le passage à l’IdO, le Groupe Guilbault a perfectionné son expertise en gestion logistique, ce qui lui permet de distancer la concurrence. L’entreprise assure notamment la cueillette et la livraison de toutes les pièces qui servent à la fabrication d’autobus chez les différents sous-traitants.


« Le client veut qu’on s’occupe de la logistique, explique Daniel Gariépy. C’est ça, notre défi aujourd’hui. Dans notre modèle d’affaires, nous jouons davantage le rôle d’un partenaire que celui d’un simple fournisseur de services. »


En plus de l’amélioration de la logistique et du service à la clientèle, l’entreprise tire aussi profit de l’analyse des données recueillies grâce à l’IdO. Ainsi, elle peut évaluer la vitesse à laquelle les camions roulent, la consommation de carburant et les distances parcourues. « C’est un gain important, confie Normand Hardy, car on peut maintenant mesurer l’efficacité des chauffeurs. »


Bref, depuis que le Groupe Guilbault a goûté à l’IdO, plus question pour ses administrateurs de faire marche arrière.


Comme dit l’adage, on serait fous de s’en passer…

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