Entreprendre: 5 conseils pour réussir en affaires

Publié le 24/01/2018 à 00:04

Vous accumulez plus d’heures de travail… que de sommeil? Lancer votre « bébé » demande plus d’énergie que ce que vous anticipiez? Deux experts de la Banque Nationale mettent la main à la pâte pour vous épauler dans les balbutiements de votre projet d’entreprise. Cinq conseils pour partir du bon pied!

1) Bâtissez votre équipe de rêve

Impossible de tout faire seul. Rappelez-vous: vous êtes le chef d’orchestre de ce projet. Par conséquent, mieux vaut bien vous entourer et dénicher des professionnels détenant des compétences complémentaires aux vôtres. La tenue de livre demeure un mystère? Confiez-en l’administration à une personne de confiance. La rédaction de contrats risque de poser un problème? Les services d’un avocat peuvent s’avérer un bon investissement. Finalement, un mentor vous guidera dans la réflexion stratégique de votre entreprise.

2) Rédigez un plan d’affaires solide
Vous avez l’idée du siècle? Sans plan d’affaires, vos chances de succès s’amenuisent. « Pour ne pas naviguer dans les dédales de votre projet les yeux fermés, vous devez coucher les grandes lignes de celui-ci sur papier », recommande Patrick Rwagatore, directeur, ventes et services, Espace Affaires Banque Nationale. Un plan d'affaires de base doit comprendre une brève description de l’entreprise, une liste détaillée des stratégies que vous prévoyez utiliser pour cibler votre clientèle, un plan d’exploitation, un plan des ressources humaines et un plan d’action à suivre pour les prochaines années. Finalement, l’annexe financière facilitera votre recherche de partenaires d'affaires, d'investisseurs et de prêteurs alternatifs. « Vous constaterez rapidement si votre projet est viable, ou pas », résume l’expert.

Cette matrice de modèle d’affaires proposée par la Banque Nationale pourrait d’ailleurs faciliter votre réflexion stratégique. Pour une entreprise en démarrage, le recours à cet outil demeure l’étape préalable à la conception du véritable plan d’affaires.

3) N’oubliez pas de… vendre!
La vente, c’est le nerf de la guerre! L’entrepreneur doit se faire connaître: il est l’ambassadeur de sa marque. Au-delà du bouche à oreille et du réseautage, la construction d’un site Internet au goût du jour est presque un incontournable. Indispensable, aussi, de profiter des capacités que proposent Facebook, Twitter et Instagram, en guise d’exemple. Les réseaux sociaux vous assurent d’une vitrine permanente aux yeux de votre clientèle cible.

Vendre, oui, mais pas à n’importe quel prix. « Ne tombez pas dans le piège d’être l’esclave d’un client d’importance », nuance quant à elle Geneviève Murray, conseillère, soutien expert PME, Espace Affaires Banque Nationale. Si le gain d’un client majeur amène un certain prestige, ses exigences peuvent parfois entrainer quelques soucis. « Une firme établie peut avoir tendance à imposer le prix qui lui convient et imposer un plus long délai avant de payer ses comptes-clients », explique-t-elle. Et si elle en venait à vouloir changer de… fournisseur? « Votre chiffre d’affaires en souffrirait », rappelle-t-elle. Conclusion? Ne soyez pas dépendant… d’un seul client!

4) Ayez en main des liquidités suffisantes
Avant même de devenir maître dans l’art de gérer les flux de trésorerie générés par vos activités professionnelles, vous devez optimisez votre situation financière personnelle. Combien de mois pourrez-vous maintenir la cadence sans recevoir de salaire régulier? Votre fonds d’urgence est-il suffisamment bien garni pour parer aux imprévus? « Assurez-vous d’avoir les fonds nécessaires avant de faire le grand saut », dit Patrick Rwagatore.

L’exercice budgétaire s’impose aussi pour l’entreprise. « Établir un budget de dépenses rigoureux en phase de démarrage demeure l’une des clés de la réussite », dit-il. Nul besoin de dépenser pour du mobilier dernier cri, sachant que vos plans de croissance nécessiteront un joli pactole pour se concrétiser. Gérez vos deniers comme le fait un bon père de famille. Avec prudence! Et si vous désirez pouvoir compter sur des rentrées d’argent régulières, assurez-vous d’indiquer une date d’échéance sur votre facture — payable sur réception, à titre d’exemple — pour favoriser l’encaissement des sommes dues rapidement!

5) Préparez votre rencontre avec le banquier
Un financement bancaire s’impose? Un minimum de préparation est à prévoir, sachant que l’institution vous accompagnera tout au long du processus. « Informez-vous des démarches à compléter avant de déposer une demande de financement auprès de votre institution bancaire: vous gagnerez non seulement du temps, mais aussi beaucoup de crédibilité aux yeux de votre interlocuteur », conclut Patrick Rwagatore.

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