Au sommet de l'Afrique

Publié le 18/04/2012 à 15:28

Au sommet de l'Afrique

Publié le 18/04/2012 à 15:28

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Au sommet de l'Afrique avec Bilboquet!

Pour la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants

Au sommet de l'Afrique avec Bilboquet!
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Là ou tout commence...

Depuis de nombreuses années je rêvais de faire l’ascension du Kilimandjaro, mais il manquait un sens à ce projet pour que cette aventure prenne forme. Et voilà qu’en janvier 2012 je rencontre Ryan par l’entremise de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.  Ryan, un adolescent de 15 ans à l’esprit vif, passionné par l’histoire et d’un optimisme contagieux est atteint de glomérulosclérose segmentaire focale, une maladie du rein. Il donne le sens dont j’avais besoin à cette expédition, il devient la raison pour laquelle j’entreprendrai l’ascension du Kilimandjaro le 7 mars 2012 en compagnie de 11 randonneurs, 4 guides et 54 porteurs. Oui vous avez bien lu 54 porteurs! Tous ensemble nous vivrons des moments intenses, joyeux et difficiles dans le but de faire une différence pour ces jeunes.

Là ou tout commence...
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Enfin le jour J !

Cette journée débute par cinq heures de route dans un camion utilisé par l’armée Autrichienne en Afghanistan. L’excitation est palpable au sein du groupe lorsque nous débutons enfin l’expédition pour laquelle nous nous préparons depuis plusieurs mois. La forêt tropicale présente une végétation très abondante dominée de grands arbres dans lesquels nous repérons des singes qui s’amusent à sauter d’une branche à l’autre.

Enfin le jour J !
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Jour 2 dans la lande à bruyère

Nous quittons les grands arbres de la zone tropicale pour une variété impressionnante de petits végétaux très colorés. Les nombreuses élévations donnent le ton à cette journée et on comprend rapidement pour quelle raison l’entraînement au Mont-Royal était un pré requis à cette expédition !

Jour 2 dans la lande à bruyère
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Notre second campement avec vue sur le sommet...

Nous dormons à 3 500 mètres d’altitude ce soir en ne perdant pas de vue notre objectif, le sommet Uhuru ! Celui-ci est situé à 5 895 mètres d’altitude et il nous semble si près, si accessible en ce moment. C’est encourageant car pas à pas nous nous approchons.

Notre second campement avec vue sur le sommet...
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Jour 3 - L'altitude frappe !

Encore une fois nous nous réveillons sous un merveilleux soleil qui nous accompagne toute la journée. La végétation change encore puisque nous atteignons la 3e zone climatique qui tapisse le sol de broussailles. Les roches volcaniques sont également de plus en plus présentes.  C’est une longue randonnée de 8 heures qui se termine à un peu plus de 4 000 mètres d’altitude. Pour plusieurs membres de l’équipe les maux de tête commencent.

Jour 3 -  L'altitude frappe !
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Pole Pole

« Pole, pole » signifie « lentement, lentement » en swahili. Nos guides nous répètent régulièrement cette expression pour nous rappeler que ce n’est pas une course. Je vous présente nos porteurs, c’est 54 surhommes qui quittent le camp après nous et qui arrive au suivant des heures avant nous sans le moindre signe de fatigue. Chaussures inappropriés et des sacs de plus de 30 kilo sur la tête, ils franchissent cette montagne sans le moindre mal. Je suis toujours aussi impressionnée de les voir.

Pole Pole
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Jour 4 – Le souffle court.

L’ascension de ce matin est très abrupte, pour la première fois nous avons le souffle court au moindre effort. Nos guides, Urio, Pastori et Liberaty sont d’une écoute exemplaire. Les pauses sont de plus en plus fréquentes et le mot d’ordre est le simple: « eat, drink and pee »! Malgré cela le mental tient le coup et le soleil nous accompagne fidèlement. Nous entrons dans le désert d’altitude où que des mousses et quelques cactus sont en mesure de pousser. Nous atteignons les 4 600 mètres à mi-journée mais nous redescendrons à 3 976 mètres pour la nuit à la grande joie de nombreux confrères qui en ont assez de leur violents maux de tête.

Jour 4 – Le souffle court.
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Jour 5 – Mur de Barranco, ma randonnée favorite !

Cette randonnée a été pour certains la plus existante et pour d’autres la plus effrayante! D’une hauteur de 200 mètres, le mur de Barranco est sans aucun doute la portion la plus technique de cette ascension. Encore une fois je lève mon chapeau à nos porteurs.

Jour 5 – Mur de Barranco, ma randonnée favorite !
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Jour 5 – Un sommet à la fois !

Nous voilà victorieux au sommet du mur de Barranco, Jason, Mélanie (moi-même), Karie Ann et Greg, la tête dans les nuages et satisfaits du chemin accompli !

Jour 5 – Un sommet à la fois !
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Jour 6 – Une vue de rêve !

Quel merveilleux moment que de prendre son café en admirant une vue aussi sublime. Nous aurons la chance de demeurer deux nuits à ce campement. La randonnée d’aujourd’hui sera d’une durée de quelques heures seulement dans le but de faciliter l’acclimatation. Cette courte randonnée nous permet d’atteindre 4 300 mètres d’altitude pour redescendre au camp situé à 4 000 mètres. En effet, les maux de tête qui sont de plus en plus permanents chez mes confrères s’atténuent. Pour ma part, la courte journée est bienvenue, j’ai besoin de faire le plein d’énergie pour affronter la suite.

Jour 6 – Une vue de rêve !
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Jour 7 – Le camp Barafu, notre dernier arrêt avant le sommet !

Après 3 heures de marche, nous voilà au campement Barafu à 4 673 mètres d’altitude. Après le lunch, cinq membres du groupe partent pour une petite randonnée d’acclimatation de 2 heures qui nous donne une bonne idée de ce qui nous attendra demain… l’inclinaison est très marquée !

Jour 7 – Le camp Barafu, notre dernier arrêt avant le sommet !
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Au coucher du soleil la veille du moment tant attendu...

Au coucher du soleil la veille du moment tant attendu...
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Jour 8 - Le sommet !

Soleil levant, nous sommes tous très fébriles au moment de quitter le campement vers 6h AM. Une heure passe, une seconde heure passe et voilà que mettre un pas devant l’autre devient de plus en plus difficile. À bout de souffle, nous sommes épuisés et il reste encore 6 heures à faire avant d’atteindre Stella Point. C’est alors que je pense à Ryan et à tous ces enfants malades qui affrontent une montagne jour après jour et qui comme nous pourrait abandonner à tout moment, et malgré la souffrance, il décide de s’accrocher et continuer car eux aussi souhaitent vivre les beaux moments qui pourraient suivre...

Jour 8 - Le sommet !
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Stella Point à 5 740 mètres !

Malgré les malaises, l’adrénaline nous fait oublier nos petits tracas et le sourire fendu jusqu’aux oreilles nous pouvons apercevoir le sommet Uhuru à moins de 200 mètres. Je suis particulièrement excitée et je n’ai qu’une envie, prendre mes jambes à mon coup et courir jusqu’au sommet, mais mon corps en est incapable. C’est fascinant de vivre cette déconnection entre le corps et l’esprit, mais malgré cela on réalise que l’optimisme fait toute la différence et nous permet de réaliser de grandes choses !

Stella Point  à 5 740 mètres !
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Le sommet !

En écrivant ces lignes je revis avec beaucoup d’émotion ce merveilleux sentiment d’accomplissement qui m’a envahie à l’atteinte du sommet. J’ai été choyée de vivre cette aventure avec 11 personnes formidables. Je garde pour chacune d’entre elle une place bien particulière dans mon cœur.  Il en est de même pour Ryan qui a été une source de motivation pour moi. Son courage m’inspire et il a ajouté une touche de magie à cette aventure inoubliable. Merci également à tous mes donateurs, particulièrement le Bilboquet, sans vous je n’aurais pu faire une différence pour ces enfants !

Le sommet !

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