Éocycle mise sur sa nouvelle génération d'appareils

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Septembre 2016

Éocycle mise sur sa nouvelle génération d'appareils

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Septembre 2016

Par Pierre Théroux

[Photo : iStock]

À son arrivée en poste, en 2013, Richard Legault, président et chef de la direction d'Éocycle, a vite constaté que l'entreprise avait «la bonne technologie, mais pas le bon produit». Le fabricant de petites éoliennes se lance alors dans une nouvelle phase de recherche et développement qui l'a mené, en mai dernier, à présenter son éolienne de deuxième génération.


 «Nous pouvons maintenant accélérer les démarches de commercialisation de nos éoliennes sur le marché international», indique Richard Legault, un ingénieur qui oeuvre dans le secteur éolien depuis 25 ans. Il a notamment dirigé la firme de consultant Hélimax, créée en 1998 et revendue à une société allemande en 2010.


Un marché de 10 milliards de dollars


Éocycle, établie à Montréal, s'intéresse encore au même créneau, celui des acheteurs d'éoliennes de 20 ou 25 kilowatts (kW). Mais en améliorant la performance de ses éoliennes, qui génèrent jusqu'à 50 % plus d'énergie, l'entreprise estime pouvoir faire sa marque dans un marché qu'elle évalue à quelque 10 milliards de dollars.


«Le potentiel est immense. Il y a une demande grandissante pour la production d'énergie renouvelable à proximité des utilisateurs», souligne M. Legault. Cette mouvance, ajoute-t-il, s'apparente à celle des consommateurs qui souhaitent acheter des aliments produits localement. L'entreprise, qui génère des ventes de moins d'un million, estime ainsi pouvoir atteindre des revenus de 50 M$ d'ici trois à cinq ans.


À lire: À la recherche d'un second souffle, l'éolien québécois regarde à l'étranger


Éocycle, fondée en 2001 par Maxime Dubois, cible essentiellement les entreprises situées en milieu rural, principalement des fermes et des PME. «Il y a plus de vent en milieu agricole, et on n'a pas à faire face aux enjeux de l'implantation d'éoliennes en milieu urbain», précise-t-il, en soulignant qu'une éolienne de 25 kW suffit à alimenter une ferme.


L'entreprise lorgne surtout les États-Unis, l'Angleterre, l'Italie, le Danemark et le Japon, en particulier les régions où les vents sont forts, et le coût de l'énergie, élevée.


«Nous ciblons les marchés où l'énergie coûte plus de 10 ¢ le kilowattheure.» Ces pays ont aussi l'avantage d'offrir d'importantes subventions pour l'utilisation d'énergies renouvelables, tel l'éolien. «Comme ces subsides viendront un jour à échéance, le coût et l'efficacité de nos éoliennes nous permettront quand même d'être concurrentiels en ce qui concerne le prix des réseaux électriques», affirme M. Legault.


Éocycle a soumis ses nouvelles éoliennes à un processus de certification par une agence mondiale située en Espagne, qui devrait lui permettre de se distinguer d'une foule de fabricants et lui ouvrir les portes du marché international.


«Il y a plusieurs producteurs de petites éoliennes de moindre qualité et à bas prix, en Chine par exemple. L'homologation nous procurera la crédibilité et la notoriété nécessaires pour entrer dans des marchés plus lucratifs qui exigent une certification», explique-t-il, en précisant que l'entreprise devrait obtenir le feu vert en octobre.


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