Hydro Québec veut améliorer la présence au travail

Publié le 03/02/2015 à 14:14

Hydro Québec veut améliorer la présence au travail

Publié le 03/02/2015 à 14:14

Hydro Québec a développé des mesures pour réduire le nombre d’absences de courte et de longue durée. Une politique qui s’est élevée au rang de stratégie d’entreprise, et qui a nécessité une analyse de la situation en profondeur.


Depuis deux ans, la question de la santé mentale fait partie intégrante de la stratégie de la société d’État. « Nous avons voulu faire de la présence au travail un projet d’entreprise, avec des étapes, des personnes responsables, des échéanciers, des mesures et des suivis », explique Danielle Laurier, directrice Santé et sécurité à Hydro-Québec.


La firme a décidé de travailler sur les facteurs personnels et organisationnels influençant la santé mentale, en développant des approches de prévention et de gestion, comprenant des ateliers de coaching, de l’accompagnement et une stratégie axée sur le retour au travail durable.


« Nous avons commencé par dresser une analyse de la situation, en ciblant quel était l’objectif d’entreprise et comment l’améliorer », indique Danielle Laurier.


« Poser un diagnostic, quantitatif ou qualitatif, est une des premières choses à faire, sinon on reste dans le monde des perceptions », souligne Jean-Pierre Brun, Professeur titulaire à la Chaire en gestion de la SST à l’Université Laval.


Pour ce faire, Hydro-Québec s’est fait épauler par des ressources externes, notamment des actuaires, pour mesurer les objectifs à atteindre.


Ne plus fonctionner en silos


« Nous avons regardé avec chacune de nos divisions comment chacune pouvait se mettre en mouvement, en décortiquant plusieurs points : la prévention, les absences de moins et de plus de 3 jours, etc. Mais toujours avec un objectif commun en tête et un groupe piloté par une même personne », ajoute-t-elle.


L’objectif ? Ne plus fonctionner en silos, mais créer des synergies et des échanges entre les différents services et personnes concernées. Un outil informatique permet à chaque gestionnaire de consulter régulièrement les taux d’absences dans son département, de savoir quelles sont les personnes qui font augmenter ces taux et pour quels motifs.


«Un rapport est remis à la haute direction tous les trimestres. Cela permet de référer les employés qui connaissent des difficultés aux outils existants, comme le programme d’aide aux employés (PAE) ou de capter un problème d’engagement qui commence », affirme Danielle Laurier.


Cette démarche va dans le sens des pratiques prônées par le Groupe entreprises en santé : «On ne peut pas améliorer ce que l’on ne mesure pas. L’idée est donc de pouvoir mesurer à la fois des indicateurs objectifs et prospectifs, comme le taux absence, le taux de burn-out, le coût des médicaments ou encore le taux de satisfaction des employés », indique Mario Messier, directeur scientifique du groupe.


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