Agro-100 peaufine son image de marque pour mieux recruter

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Mars 2015

Agro-100 peaufine son image de marque pour mieux recruter

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Édition du 28 Mars 2015

Par Claudine Hébert

« J’ai constaté que le nom de l’entreprise se retrouvait très souvent dans l’ombre des produits que l’on fabrique », explique Stéphane Beaucage, pdg d’Agro-100. [Photo: Olivier Croteau]

Stéphane Beaucage, pdg d'Agro-100, garde un souvenir amer du mois de mars 2009. Alors que la saison des ventes de fertilisants agricoles produits par l'entreprise de Saint-Thomas prenait son envol, le représentant des ventes pour le marché ontarien, nouvellement embauché, a remis sa démission sans préavis. Conséquence : les ventes d'Agro-100 en Ontario, qui représentaient 10 % des revenus de l'entreprise, ont diminué de moitié cette année-là. Une situation que l'entrepreneur de la PME lanaudoise s'est juré de ne plus jamais revivre.


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«J'ai constaté qu'il ne suffisait pas d'embaucher des gens au poste de représentants des ventes, mais qu'il me fallait trouver des solutions pour dénicher des employés de qualité afin de pourvoir adéquatement ces postes clés», raconte Stéphane Beaucage. Ces postes stratégiques pour la PME sont au nombre de sept actuellement. Ils sont essentiels pour développer de nouveaux marchés à l'exportation au Mexique, en Amérique latine et en Afrique.


Depuis cinq ans, l'entrepreneur est convaincu que la recette pour recruter les bons éléments passe par le développement de l'image de marque de l'entreprise. «J'ai constaté que le nom de l'entreprise se retrouvait très souvent dans l'ombre des produits que l'on fabrique. Si les agriculteurs pouvaient nommer nos fertilisants, peu d'entre eux savaient que c'était nous, Agro-100, qui les fabriquions», dit l'entrepreneur.


Faire rayonner sa marque


La PME, fondée en 1990 par Jean-Marc Harnois, se spécialise dans la recherche, la fabrication et la mise en marché d'intrants agricoles de haute technologie qui valorisent l'utilisation des matières résiduelles fertilisantes, tels des résidus de cimenterie et de fours à chaux. L'entreprise, qui possède deux usines à Joliette et à Batiscan, compte 35 employés, dont une vingtaine à temps plein. L'équipe est composée d'agronomes, de chimistes, d'ingénieurs industriels et de techniciens agricoles. «En développant de nouveaux marchés, il sera possible d'augmenter les heures de travail de la dizaine d'employés saisonniers embauchés pour la période de production de mars à juin», indique M. Beaucage, devenu pdg de l'entreprise en 2010.


Pour mousser son image, Agro-100 a commencé par s'offrir des publicités dans les journaux locaux qui rejoignent la clientèle agricole. L'entreprise a aussi augmenté le volume de son logo sur l'étiquetage de ses produits. De plus, pour accroître le rayonnement de sa marque, elle a fait appel à la firme de relations publiques Cohn & Wolfe.


«Voilà un bel exemple d'entrepreneur qui a compris que le recrutement de son personnel constitue une activité stratégique pour l'évolution de son entreprise», soulève Laurent Vorelli, président de Propulsion RH, une firme de consultation et de coaching en ressources humaines. Les entreprises, dit-il, qui font l'effort de développer leur image de marque réussissent parallèlement à promouvoir leur marque employeur.


Semer auprès des étudiants


Une image de marque qu'Agro-100 met au point également sur les bancs d'école. Depuis quatre ans, l'entreprise participe à des journées carrières dans les facultés des sciences de l'agriculture des universités Laval et McGill ainsi qu'à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe. «J'ai fait fabriquer un kiosque aux couleurs de l'entreprise. Je suis sur place pour présenter aux étudiants notre environnement de travail, pour leur communiquer les valeurs de l'entreprise et, surtout, j'en profite pour faire ressortir l'aspect innovateur de nos produits», mentionne M. Beaucage.


Agro-100 travaille d'ailleurs en collaboration avec la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval pour élaborer de nouvelles formules fertilisantes. Le produit ProCure, qui agit contre le fléau de la gale commune dans les cultures de pommes de terre au Québec, en est un exemple.


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