Industries Amisco a dû réapprendre à embaucher

Publié le 15/04/2015 à 11:07

Industries Amisco a dû réapprendre à embaucher

Publié le 15/04/2015 à 11:07

Par Claudine Hébert

Comment recruter des employés dans une région où la population avait quasi oublié que l’entreprise pouvait encore embaucher?


«Lors des entrevues, on doit mettre de l’avant le nouveau dynamisme et le contexte convivial qui règnent dans l’usine», répond Marie-Claude Tremblay, directrice des ressources humaines chez les Industries Amisco, un fabricant de meubles qui possède deux usines, l’une à l’Islet, dans Chaudière-Appalaches, et Saint-Pascal-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.


Pour s’ajuster à la reprise des ventes au détail et à l’expansion des transactions sur Internet dont profite l’entreprise, la responsable a dû embaucher, en moyenne, une vingtaine d’employés par année depuis son arrivée en 2012. Et ce sera encore le cas en 2015. L’entreprise, qui compte actuellement 170 employés (120 à l’Islet, 50 à Saint-Pascal), en a déjà eu plus de 450 avant l’an 2000. En plus d’avoir procédé à des mises à pied majeures, elle n’avait pas réembauché depuis 2005.


«Le marché de l’emploi a bien changé. La compétition est forte. Désormais, on doit rivaliser avec les autres entreprises manufacturières de la région, peu importe leur secteur de fabrication. On recherche tous le même type de profil d’employés disposant des mêmes connaissances et compétences techniques», explique la directrice des ressources humaines.


La formation, un argument de poids


Puisque les autres entreprises offrent sensiblement les mêmes salaires, la direction doit se montrer plus proactive pour se démarquer. «Dès l’entrevue, on aborde le sujet de la formation des employés et des promotions au sein de l’usine. L’employé peut ainsi rapidement, en moins de trois mois, obtenir une augmentation de salaire», mentionne Mme Tremblay.


L’entreprise de fabrication de meubles porte une large attention à l’attitude que dégagent les candidats. «Nous évoluons dans un milieu condamné à innover. Nous recherchons donc des employés désireux de s’améliorer et, surtout, prêts à vivre de continuels changements», dit-elle.


L’utilisation d’équipements à la fine pointe de la technologie constitue d’ailleurs un important facteur d’attraction, estime Mme Tremblay. Friands d’automatisation, de logiciels et d’informatique, les jeunes aiment pouvoir travailler avec des équipements neufs. De plus, ajoute-t-elle, l’usine est propre, bien éclairée et très espacée. Un autre élément qui, selon elle, distingue Amisco des autres entreprises manufacturières de la région.


Des entrevues par Skype


La flexibilité est également devenue une réalité lors du recrutement. Nombreuses sont les entrevues qui se déroulent hors des heures de travail. «Et de plus en plus d’entre elles s’effectuent par Skype», précise Marie-Claude Tremblay. Deux à trois fois par année, Mme Tremblay et son équipe visitent également des institutions secondaires, collégiales et universitaires du Québec métropolitain pour recruter des candidats.


Pour combler les postes administratifs, Amisco fait appel à Internet, notamment en utilisant LinkedIn et Job Illico. Mais l’entreprise peut aussi compter sur la Table de ressources humaines de Chaudière-Appalaches. «Nous sommes plus d’une trentaine de conseillers en ressources humaines dans la région qui se réunissent une fois par mois à Montmagny. On en profite pour s’échanger des noms de candidats et des conseils de recrutement», explique Mme Tremblay.


Quant au recrutement des employés pour les postes journaliers, les petites annonces dans les journaux locaux demeurent encore la meilleure méthode. Emploi-Québec et son site gratuit d’affichage font le reste, souligne Marie-Claude Tremblay.


Et la rétention du personnel? «L’entreprise s’est assez bien débrouillé jusqu’ici. Plusieurs dizaines d’employés comptent plus de 20, 25 voire 30 ans d’ancienneté. Par conséquent, il faut prévoir de nombreux départs à la retraite, soit une dizaine par année, qui vont s’effectuer au cours de la prochaine décennie», soulève la directrice des ressources humaines. Un autre facteur qui influencera le recrutement.


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